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Le Stade Français joue sa saison !

Le Stade Français de Max Guazzini joue gros vendredi contre Clermont

Le Stade Français de Max Guazzini joue gros vendredi contre Clermont - -

Hors-sujet en Championnat, les Parisiens vont jeter leurs dernières forces dans leur demi-finale de Challenge européen contre Clermont vendredi à Charléty (20h45), avec l’espoir de sauver une année médiocre.

Paris a beau être le club de la capitale, les joueurs de Max Guazzini vont jouer vendredi soir l’Amelin Cup, la petite Coupe d’Europe réservée aux grosses cylindrées débarquées de la mère des Coupes d’Europe, la prestigieuse H-Cup. « C’est notre lot de consolation », glisse le président parisien. Les joueurs du Stade Français vont donc tenter de sauver leur saison sur la pelouse du stade Charléty. Paris y affronte en demi-finale rien moins que le Champion de France en titre, Clermont, actuel 3e du Top 14 et assuré de pouvoir défendre son « Brennus ». Un luxe que les Parisiens ne connaîtront pas, englués à la 10e place.
Face à l’ASM, il s’agira de retrouvailles de fraîche date et pas forcément des plus
heureuses puisque le 16 avril, les Auvergnats étaient venus s’imposer 20-12 lors de la 24e journée. Entre-temps, les Parisiens ont pris une leçon de basque face à l’Aviron Bayonnais (54-20)… « Attention, corrige Max Guazzini, on a quand même fait quelque beaux matches contre Toulouse par exemple (31-3), on n’a pas fait que des caca boudin (sic). »

Cheika : « On ne va pas mentir, actuellement c’est difficile »

Reste qu’entre mauvais résultats et rumeurs d’exode de nombreux joueurs (Parisse, Leguizamon) pour redresser les finances du club, alors que Mathieu Bastareaud a publiquement annoncé sa volonté de changer d’air, le rebond parisien n’a rien d’une évidence. « On ne va pas mentir, lâche l’entraîneur Michael Cheika, quand il y a beaucoup de joueurs qui vont partir, c’est difficile, mais quand on rentre sur le terrain, il n’y a pas de place pour le doute, l’argent, l’avenir... On doit être joueur de rugby jusqu’au bout. »
Même si le Clermontois Thibaut Privat s’attend à « beaucoup d’engagement face à un adversaire qui joue sa saison sur un match », Paris semble mûr pour être cueilli. « C’est notre Coupe d’Europe, ça ne restera pas dans les mémoires mais pour nous c’est important », affirme Julien Dupuy, le n°9 du Stade Français. Paris croise les doigts.

Louis Chenaille (avec G.Q.)