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Championnat des nations: World Rugby annonce l’abandon du projet

Test match entre la Nouvelle-Zélande et l'Irlande.

Test match entre la Nouvelle-Zélande et l'Irlande. - AFP

La Fédération internationale (World rugby) a annoncé ce mercredi l'abandon de son projet de Championnat des nations, qui devait rassembler les meilleures équipes de la planète à partir de 2022.

C'est un projet qui aurait dû voir le jour à partir de 2022. Les années sans Coupe du monde, soit trois années sur quatre (2022, 2024, 2025, 2026, par exemple), les meilleurs équipes de l'Hémisphère nord et de l'Hémisphère sud devaient s'affronter, dans le but de remplacer les traditionnels test-matches sans enjeu réel. "World Rugby confirme avoir abandonné à regret son projet de Championnat des nations, faute d'avoir suscité l'unanimité parmi les Fédérations avant mercredi, condition pour entamer des négociations exclusives", a indiqué World rugby dans un communiqué.

"Ce projet était soutenu par un revenu garanti de 6,9 milliards d'euros sur 12 ans apporté par l'agence de marketing sportif Infront, soutenu par sa maison-mère Wanda, basée à Hong Kong", a rappelé World Rugby.

L'unanimité contre le projet

Le syndicat international des joueurs (IRP), mais aussi les Ligues française (LNR) et anglaise (PRL), principaux employeurs des joueurs professionnels en Europe, ont été les principaux opposants au projet de World rugby. Les joueurs des Iles du Pacifique (Fidji, Samoa, Tonga), réunis dans un syndicat (PRPW) avaient également fustigé le projet estimant que la compétition priverait leurs pays de matches contre les meilleurs équipes. Ils avaient même appelé à un boycott du prochain mondial au Japon (20 septembre-2 novembre).

Les sélections des meilleures équipes devaient disputer onze matches par an, de février à novembre, avant une phase finale (demi-finales et finale) pour les quatre meilleures. Lesquelles auraient donc dû jouer quatre ou cinq rencontres (trois de saison régulière plus la phase finale) consécutives en novembre.

Les joueurs étaient aussi montés au créneau

Cet enchaînement de rencontres a soulevé de vives critiques de la part du syndicat international des joueurs (IRP). Son président, l'Irlandais Jonathan Sexton, avait ainsi estimé fin février que le projet était porté "sans vraiment tenir compte" de l'avis des joueurs.

"Suggérer que les joueurs puissent disputer cinq test matches de très haut niveau plusieurs semaines consécutives en novembre est déconnecté de la réalité et montre le peu de compréhension des sollicitations physiques que cela induit", avait également lancé Sexton.

AFP