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Attention au broyeur !

Julien Peyrelongue était là en 2006 lors de la finale perdue face au Munster

Julien Peyrelongue était là en 2006 lors de la finale perdue face au Munster - -

Malheureux en Championnat, le Biarritz olympique a rendez-vous avec L’Europe ce dimanche (16h15) à Anoeta face aux Irlandais du Munster. Objectif : une place en finale de la H-Cup, quatre ans après sa dernière finale.

A Saint-Sébastien, le Biarritz va vivre ce dimanche son dernier match de la saison « à la maison » avec cette alternative au bout de 80 minutes : continuer vers une finale au Stade de France ou ranger les crampons afin de se la couler douce sur les plages du Pays basque dès le mois de mai.

Septième de la phase régulière du Top 14, Biarritz n’a pas pu se qualifier pour les barrages. Mais la carotte qui se présente est trop belle mais aussi trop dangereuse pour ne pas tenter de la mordre à pleines dents : battre le Munster, double champion d’Europe, pour passer en finale. Une équipe irlandaise qui avait privé le B.O. du titre européen en 2006 pour sa seule et unique finale continentale (23-16).

Après ce revers, le B.O. avait conquis le Bouclier de Brennus avant de s’étioler inéluctablement. Harinordoquy, Traille et Yachvili étaient déjà là. Gagner ce dimanche, ce serait exorciser le passé et montrer que Biarritz est redevenu un grand qui vaut mieux que sa septième place en Top 14.

Un huit majeur

Le Munster, le rouge de son maillot, sa red army de fans qui se déplace partout (6000 supporters irlandais sont attendus), c’est aussi et surtout le vert. Ce XV est estampillé du Trèfle irlandais avec la majeure partie du huit de devant des vainqueurs du Grand Chelem 2009, dont la tour rousse Paul O’Connell, roi des airs. «C’est une équipe exceptionnelle qu’il nous est donné d’affronter, estime le deuxième ligne biarrot Jérôme Thion. Ce sera le match le plus dur. Il n’y a que des internationaux et Ronan O’Gara en maitre à jouer au pied. » « Il faut avoir beaucoup d’humilité et d’admiration pour le Munster, ajoute Serge Blanco, président du Biarritz olympique. C’est une machine créée pour gagner la Coupe d’Europe. » 

Biarritz enfile ses habits d’outsider même s’il évolue à Anoeta où il est pratiquement invincible. Même sans Damien Traille, blessé à un bras, le B.O. ne se présente pas en victime expiatoire. « On s’en fout d’être outsider. La finale c’est notre seule motivation » lâche Jack Isaac, l’un des entraîneurs biarrots. L’enjeu, c’est de ne pas se consumer dans le combat devant face à la machine à broyer irlandaise, faire des erreurs dans les rucks pour ensuite se faire punir par le pied d’O’Gara. »

Mêler occupation tactique et jeu rapide à la main, Biarritz sait faire avec ses flèches comme Balshaw ou NGwenya. « A nous de poursuivre notre rêve » avance Blanco. Quitte à retarder un peu les vacances.

M.M. avec Olivier Schwarz à