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Brunel : « On ne peut plus parler de qualification »

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Après la claque subie à Trévise (9-8) samedi dernier en Coupe d’Europe, l'USAP doit se reprendre vendredi à Aimé Giral face à Northampton. Mais pour espérer encore en une qualification, le point de bonus offensif sera nécessaire face aux Anglais, et il faudra aussi remporter les cinq prochains matches.

Jacques Brunel (manager de l’USAP), cette défaite à Trévise a-t-elle eu une incidence sur le groupe ?
Oui, forcément. La déception est là. C’est évident. On sait qu’on s’est mis un handicap très lourd dans cette compétition. Sera-t-on capable de le surmonter ? On va voir… On va prendre les rencontres les unes après les autres, et un premier match très difficile nous attend vendredi face à une équipe de Northampton très costaude. La rencontre se jouera sur un rythme qui n’aura rien à voir avec ce que l’on a pu voir le week-end dernier. Il faut nous préparer à ça.

En quoi, cette rencontre n’aura-t-elle rien à voir avec celle à Trévise ?
Northampton a montré le week-end dernier un niveau de jeu remarquable face à l’une des meilleures équipes d’Europe (victoire face au Munster 31-27). Ils ont une capacité à produire du jeu et à tenir le ballon. C’est un challenge redoutable qui nous attend…

C’était seulement la deuxième victoire de Trévise en 18 rencontres… Comment expliquez-vous ce non-match samedi en Italie ?
On peut toujours trouver des raisons. Il n’y en a pas qu’une… On a essayé de les trouver et de les gommer. En même temps, même si ce n’est jamais une bonne chose de perdre un match de Coupe d’Europe comme ça, j’espère que cela va nous obliger à réagir très vite.

Vous êtes-vous remis en question après les critiques qui vous ont assailli après cette défaite ?
Oui, bien sûr. On a analysé notre prestation avec les joueurs. Mais de la même manière que je pense qu’on n’était pas les meilleurs du monde quand on a battu Clermont (19-3) il y a quinze jours, je pense qu’on n’est pas non plus les plus mauvais même si on a perdu contre Trévise. On doit se situer entre les deux, et on doit retrouver ce juste milieu.

Vous disiez que chaque défaite était quasiment rédhibitoire en Coupe d’Europe. Croyez-vous toujours à la qualification après ce revers à Trévise ?
Bien sûr que j’y crois toujours. Tant qu’on n’aura pas perdu un deuxième match, on pourra y croire. On va essayer de retarder cette échéance jusqu’au bout mais aujourd’hui, pour être honnête, on ne peut plus parler de qualification. Quand on perd son premier match contre Trévise, on sait qu’on s’est mis le pire des obstacles devant nous. On va donc se concentrer sur la qualité de notre prestation face à cette belle équipe de Northampton. Après, on verra bien ce qu’il se passera…

Julien Landry (RMC Sport)