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Champions Cup : Le Racing 92 en mode revanche

Maxime Machenaud

Maxime Machenaud - AFP

Opposé aux Saracens en finale de la Champions Cup ce samedi à Lyon (17h45), le Racing 92 tiendra à prendre sa revanche sur le quart de finale perdu la saison dernière contre cette même formation.

« Je ne vais pas dire que l’on a un passif, mais on aura soif de revanche ». Jacky Lorenzetti pose d’emblée le contexte. Le président du Racing 92 a évidemment en tête le quart de finale de Champions Cup perdu par son club la saison dernière dans les toutes dernières secondes à Colombes, contre les Saracens (11-12), sur une ultime pénalité de Bosch après la sirène. Un revers vécu comme un traumatisme.

Ben Arous : « En travers de la gorge »

Mais le club parisien a l’occasion de se rattraper ce samedi (17h45) dans l’antre du Parc OL contre la formation anglaise. Pour la première finale de son histoire, le Racing va devoir compenser son manque d’expérience. Et la motivation est toute trouvée. « Cette défaite nous est restée en travers de la gorge. Il y a bien sûr un esprit de revanche. On a envie d’aller chercher quelque chose », clame le pilier gauche Eddy Ben Arous. « Bien sûr que prendre une pénalité à domicile, à la dernière minute, après avoir été dominé, peut animer ce sentiment de haine qui peut amener à la violence. Mais ce sentiment de revanche est primordial pour une finale », juge, lui aussi, Vincent Moscato, consultant rugby et membre de la Dream Team RMC Sport.

Travers : « Ne pas penser au passé »

Alors ce revers de l’an dernier peut-il amener ce « supplément d’âme » aux Racingmen ? Ou, au contraire, est-ce risqué de se lancer tête baissée au combat ? « Ce n’est pas la même saison, ni la même équipe. Et vouloir bâtir une stratégie du match sur la revanche me semble être une erreur », pense au contraire le rédacteur en chef du Midi Olympique, Jacques Verdier, au micro de RMC. Un discours partagé par l’entraîneur du Racing 92, Laurent Travers : « Il ne faut pas rentrer dans cette dimension-là. Ce qui est important, c’est de rester concentrer sur le match de samedi et ne pas penser à celui du passé. Il faut s’en servir en se concentrant pour ne pas déjouer. »

Face à l’équipe « la plus impressionnante cette saison en Coupe d’Europe » (dixit Verdier), le finaliste français n’aura pas la moindre marge d’erreur, et devra se maîtriser pour éviter de se faire sanctionner. La clé du match pour Verdier ? « Il faudra déjà bien se concentrer sur les bases et réussir à contenir les assauts des Saracens qui multiplient les temps de jeu, insiste l’intéressé sur RMC. C’est surtout là où il ne faudra pas craquer. » Et ne pas se laisser porter par l’émotion des retrouvailles.

D.W