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Montpellier-Toulon : en hommage à Béchu

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Montpellier défie Toulon ce samedi (16h40) en H Cup avec une grosse pensée pour Eric Béchu, adjoint de Fabien Galthié entre 2010 et 2012, décédé mardi à 53 ans d’un cancer du pancréas. En espérant décrocher une place en quarts en guise de dernier hommage.

Eric Béchu s’est éteint mardi, à l’âge de 53 ans, vaincu par un cancer du pancréas. L’absence de l’ancien 3e ligne devenu entraineur à Saint-Girons, Cazères, Albi et Montpellier laissera un grand vide samedi dans un Stade Yves du Manoir où tous les supporters ont été invités à se vêtir de blanc pour rendre hommage au défunt. Un hommage que les joueurs espèrent prolonger sur le terrain. Une victoire du MHR sur le rival toulonnais ouvrirait en effet la porte des quarts de finale aux Héraultais.

« Il faut se donner à fond, prendre du plaisir parce que je pense que c’est ce qu’il aurait eu envie que l’on montre, glisse l’ailier montpelliérain Yoan Audrin. C’est sûr, ce sont des conditions un peu particulières. Il y aura une pensée au fond de nous-mêmes pour Eric. » Pendant deux ans (entre 2010 et 2012), Béchu, homme de cœur à la voix rauque et au rire tonitruant, a conduit Montpellier vers les sommets du rugby tricolore, avec notamment une finale de Top 14 en 2011. Un travail dont le club récolte aujourd’hui les fruits européens en postulant au premier quart de finale continental de son histoire.

Galthié : « Pas besoin de chercher les mots »

Fabien Galthié, complice de banc de touche mais surtout ami de longue date, n’insistera pas sur cet événement au moment de sa causerie. « Parfois, il n’y a pas de mots, il n’y a pas besoin de chercher les mots parce que ce n’est pas nécessaire, confie Galthié. Jeudi, on est allés à Saint-Girons, lui dire au revoir. Aujourd’hui, il faut qu’on rebascule sur le match. C’est comme ça, le rugby c’est la vie et la vie fait partie du rugby. Il faudra se transcender c’est sûr mais il ne faut pas tout mélanger parce qu’on peut se tromper. »

Ne pas se laisser dévorer par l’émotion. Aller au combat, encore et toujours. C’était la philosophie d’Eric Béchu. Un enseignement que Montpellier promet de ne pas oublier pour vaincre l’ogre toulonnais.