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Nallet : « La force, seule, ne sert à rien »

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Satisfait par l’excellent début de saison de son club, le capitaine du Racing-Métro 92 est surtout réjoui par l’état d’esprit qui règne au sein du groupe francilien.

Lionel Nallet, force tranquille, force brute, force de frappe... Qu'est ce qui caractérise la force du Racing Métro 92 depuis le début de saison ?
Notre force est surtout collective. La force, seule, ne sert à rien. On ne peut parler de force dans notre sport qu'en intégrant l'aspect collectif.

Tous vos adversaires louent votre mêlée fermée, vos ballons portés, la prise de l'axe...
Notre marque de fabrique, c'est un jeu simple qui repose sur des bases solides. Et on sait qu'en rugby, pour construire quoi que ce soit, la première base, c'est l'esprit d'équipe et le combat. Alors forcément, quand on parle de combat, il s'agit d'essayer de marquer l'adversaire avec des ballons portés et en attaquant le centre du terrain. Et de là découle notre jeu.

La solidarité d'accord, mais il faut plus que ça, il faut un bel esprit de groupe. Comment vit le Racing-Métro 92 ?
Oui, c'est primordial, il faut une bonne ambiance au sein du groupe. Un état d'esprit qui est très positif. Au Racing, par rapport aux autres clubs que j'ai connu (Bourgoin et Castres, NDLR), le phénomène est facilité par la façon dont on s'entraîne dont on passe du temps ensemble. On fait ce qu'on appelle la journée continue : on s'entraîne une heure, on coupe une heure et demie, temps que l'on passe ensemble dans notre lieu de vie à La Croix de Berny, le centre d'entraînement. En fait, nous passons autant de temps ensemble en dehors du terrain que sur le terrain. Ça permet de nouer des liens assez serrés. C'est aussi quelque chose de très bien pour les nouveaux arrivants. Grace à ce système, en une semaine, ils ont déjà passé énormément de temps en compagnie des joueurs déjà en place. Chacun se connaît, connaît la vie privée des uns et des autres. Oui, ça crée le lien.

A titre personnel, comment se passe la vie en banlieue parisienne ?
Je suis dans un cadre qui est très bien, près du parc de Sceaux, au Sud de Paris, loin des embouteillages etc... 98% de l'équipe habite dans le secteur Anthony-Sceaux-Verrières. Souvent on se retrouve en dehors du cadre du rugby.

La vie n'est quand même pas toute rose non plus. Il y a de la concurrence au sein du groupe...
Oui, en fin de compte, dans l'équipe, il y a une concurrence assez féroce. Aujourd'hui, le Racing a du beau monde à tous les postes. Mais cette concurrence est relativement saine. L'encadrement et même nous ne parlons que de notions de groupe et jamais de joueurs, d'individualités. Le groupe prime. Il y a aussi pas mal de changements d'équipe d'une semaine à l'autre, tout le monde a sa chance et peut jouer. Ça maintient une concurrence qui est très propre.

Force brute, force de frappe, mais aussi force tranquille, non?
C'est vrai que c'est tranquille parce que sur le plan comptable, ça se passe bien en championnat. Ce qui est important dans le club, ce sont les bases, même s'il est vrai que les bons résultats aident. Tous les joueurs du club sont des adeptes du système mis en place. C'est pourquoi on travaille dans une certaine sérénité.

La coupe d'Europe, le Racing Métro 92 va découvrir une nouvelle compétition...
Quelque part c'est une compétition que le club, que les joueurs attendent avec des matchs de très haut niveau qui se profilent. C'est toujours motivant de se mesurer avec ce qui se fait de mieux. On a réussi à montrer qu'on avait des possibilités en TOP 14. Maintenant, il y a cette envie de montrer que le Racing peut aussi bien figurer au niveau européen.

Ce week-end, c'est presque un match de Coupe d'Europe qui vous attend déjà...
C'est vrai qu'il y a un gros déplacement à Toulouse ce week-end. On va y aller comme chaque week-end, en essayant d'imposer notre jeu. On va aller se frotter à Toulouse qui est une superbe machine pour continuer à progresser.

LD