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Perpignan tombe sans jouer

Nicolas Mas

Nicolas Mas - -

Logiquement battu par Northampton (23-7), l’USAP quitte la H-Cup au stade des demi-finales. Avec la cruelle impression de ne pas avoir pu développer son rugby. Une page se tourne du côté de Perpignan.

Nicolas Mas a la tête des mauvais jours. Alors que le capitaine de Perpignan cherche des explications à la défaite de son équipe à Northampton (23-7), le pilier international ne peut s’empêcher de penser que l’USAP est complètement passée à côté de son match. La fatigue, le fait de jouer à l’extérieur, la pression… Sans doute un peu de tout cela. « On ressent surtout de la frustration, glisse Jacques Brunel. J’aurais voulu que cette équipe fasse un parcours encore plus probant en Coupe d’Europe. C’est un peu à l’image de notre deuxième partie de saison où il a souvent fallu batailler pour renverser des situations qui ne nous étaient pas favorables. »

A commencer par le rendez-vous des quarts de finale où l’USAP ne se libère complètement qu’en deuxième mi-temps pour une victoire 29-25. Mais ce qui a fonctionné contre les Varois n’a pas marché contre les Anglais. Invaincu lors des huit rencontres de sa campagne européenne, Northampton pourrait devenir le premier club à remporter le trophée avec neuf victoires en autant de rencontres. A condition de s’imposer contre le Leinster le 21 mai à Cardiff. Autant dire que Perpignan ne devait pas manquer son entame de match s’il souhaitait passer l’obstacle. Raté !

Marty : « Le meilleur a gagné »

Dès la 15e minute, Ben Foden marque le premier essai pour Northampton, avant d’être imité par Jon Clarke (31e). 17-0 à la demi-heure de jeu, on imagine mal les Perpignanais renverser la tendance. D’autant qu’à la 24e minute, l’arbitre siffle injustement une position de hors-jeu sur un coup de pied à suivre alors que David Marty semblait filer à l’essai. « On connaissait leur qualité, continue Brunel. On espérait pouvoir les contester, mais malheureusement, assez vite et par nous-mêmes, nous nous sommes mis en difficulté. On a accumulé de la fébrilité et on leur a permis de prendre le large. »

Pas question de s’étendre sur cette faute d’arbitrage. Tous étaient unanimes pour reconnaître la supériorité de leurs adversaires. « Le meilleur a gagné et on en est tous conscients, reprend David Marty. Mais ce qui est frustrant, c’est que nous n’avons pas su montrer notre vraie valeur. » Cette rencontre est peut-être le symbole de la saison de Perpignan, toujours sous la menace de son adversaire. Avec cette défaite, et alors que pour la première fois depuis dix ans l’USAP devrait manquer la H-Cup (voir par ailleurs), c’est une page qui se tourne avec comme symbole le départ de Jacques Brunel en partance pour l’Italie. Attendu du côté d’Aimé-Giral, c’est un autre Jacques, Jacques Delmas, qui devrait reprendre le flambeau. Avec comme première mission de retrouver l’Europe.

P.Ta. avec LD à Milton Keynes