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11 septembre : l'hommage néo-zélandais aux Etats-Unis

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Dix ans après le drame du 11 septembre, la Nouvelle-Zélande a rendu hommage aux victimes des attentats qui ont frappé les Etats-Unis. Sous les yeux des joueurs américains, venus assister aux célébrations quelques heures avant leur entrée en lice dans la Coupe du monde.

C’était peut-être le premier hommage aux victimes du 11 septembre 2001. Compte tenu le décalage horaire, la cérémonie qui s’est déroulée ce dimanche à 10h, heure locale, à l’église de Saint Andrew’s Presbuterian Church à New Plymouth, avait une saveur particulière. Non seulement parce qu’elle se déroulait à l’autre bout du monde mais en plus, parce qu’elle s’est tenue devant près de 1 000 personnes. Et parmi elles, l’ensemble des joueurs et du staff de l’équipe.

Contacté il y a trois mois, c’est le révérend Kim Francis qui était chargé de donner l’office. Pour l’occasion, son église avait investi dans une nouvelle sono et loué des écrans géants pour que les personnes restées dehors puissent suivre la cérémonie. Parmi les officiels, David Huebner, ambassadeur américain pour la Nouvelle-Zélande et les Samoa. Le diplomate fait d’ailleurs partie des deux seules personnes à avoir pris la parole. « Nous avons vu en direct la mort brutale de près de 3000 personnes et nous avons tous réagi avec la même horreur et la même tristesse », a-t-il déclaré, alors que la presse avait également massivement fait le déplacement.

Pendant les 80 minutes de la cérémonie, les drapeaux néo-zélandais et américain ont flotté au vent avant que des membres du Corps des Marines des Etats-Unis dans le Pacifique, et les pompiers néo-zélandais, ne les apportent. S’en est suivie une minute de silence. En marge de la cérémonie, Eddie O’Sullivan avait noté le caractère spécial de cette journée. « La motivation ne sera pas un souci pour les joueurs, ils sont toujours faciles à galvaniser, déclarait-il quelques jours plus tôt. Je pense que cette journée sera chargée d’émotion. » Et à voir les visages de ses joueurs au moment de l’hymne national avant d’affronter l’Irlande (défaite 22-10), on ne pouvait que lui donner raison.