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Auckland en ébullition

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Le choc Nouvelle-Zélande - France, ce samedi (10h30, heure française), suscite une très grande attente au pays des Kiwis. Pour la première fois depuis le début du Mondial, l'excitation est palpable avant de retrouver les Français, bourreaux des héros nationaux.

C’est le premier moment fort de la Coupe du monde 2011. Il y a certes eu des chocs depuis le début du Mondial. Mais aucun n’a suscité la même attente. A la veille de ce Nouvelle-Zélande - France, tout le monde ne parle que de ça au pays des Kiwis. Surtout à Auckland, où se disputeront les retrouvailles entre deux ennemis intimes dans un Eden Park plein à craquer avec 60 000 spectateurs attendus. « C’est la chose dont nous parlons le plus, reconnaît David, banquier dans le centre d’Auckland. Normalement, le sujet de conversation, c’est l’Australie, mais là, battre la France… Ça va être fabuleux à regarder ! »

Depuis l’élimination en quarts de finale de la dernière Coupe du monde (20-18) en 2007, cela fait quatre ans que le peuple néo-zélandais attend ça. Il pousse à l’unisson derrière ses joueurs, comme en témoigne l’omniprésence des Blacks sur les panneaux publicitaires, sur les murs, sur les produits de supermarchés ou dans les spots publicitaires diffusés à la télé. Avec un message : « our team, our country » (« notre équipe, notre pays »).

De nouvelles retrouvailles en finale ?

« La Nouvelle-Zélande contre le France, en Coupe du monde, si ça ce n’est pas un match particulier ça ne le sera jamais !, salive John Handy, journaliste néo-zélandais. On vous a battus en finale en 1987, vous nous avez battus en 1999 en demi-finales et en 2007 en quarts de finale… C’est une longue histoire entre la France et les All Blacks en général, mais encore plus en Coupe du monde. Ça va être extraordinaire. » Les 10 000 supporters français annoncés peuvent aussi mesurer l’effervescence.

Les locaux ne se gênent pas pour hurler « Come on All Blacks » à la vue de tenues bleues ou lorsqu’ils entendent cet accent so frenchy ! Si un étalage bleu-blanc-rouge a été installé dans la boutique officielle des All Blacks, les Français ne sont pas en terrain conquis. « On peut parler de revanche, conclut le journaliste John Handy. Mais on peut aussi rencontrer la France en finale. Là, ce sera une véritable revanche. » Un final en apothéose dont rêvent tous les Néo-Zélandais. Le scénario ne serait pas pour déplaire aux Français non plus…