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Chabal laisse les bleus de marbre

Sébastien Chabal

Sébastien Chabal - -

Au lendemain de la sortie de Sébastien Chabal contre Marc Lièvremont, les joueurs du XV de France se sont exprimés sur les propos polémiques du troisième-ligne. Sans vouloir en rajouter.

Il y a d’abord eu Sylvain Marconnet. Il y a maintenant Sébastien Chabal. Laissés sur la route de la Coupe du monde par Marc Lièvremont, les deux hommes ont tour à tour lancé une charge à l’encontre du sélectionneur de l’équipe de France. D’abord le pilier biarrot aux 83 sélections qui évoquait mercredi des tensions palpables au sein du groupe français. Puis le barbu aux 62 sélections qui en a remis une couche le lendemain, toujours dans le Moscato Show, sur RMC. Morceaux choisis : « Je pense qu’il s’est trompé en n’installant pas une équipe-type (…) Maintenant, personne ne sait où Marc va. » Ou encore : « En ce moment, François (Trinh-Duc) doit se demander s’il est uniquement bon pour la belote ou pour cirer le banc des stades en Nouvelle-Zélande.

Le troisième-ligne reproche ainsi le manque de lisibilité de l’entraîneur, mais également des soucis de communication. « Quand j’entends que Louis Picamoles et Damien Traille affichent leurs états d’âme, continue Chabal. Mais Marc était le premier à les critiquer ouvertement après les deux premiers matches. Normalement, on doit laver le linge sale en famille. » Du côté des joueurs du XV de France, on se refuse à la moindre polémique. Notamment parce que ces propos ont été tenus la nuit en Nouvelle-Zélande et que la plupart d’entre eux n’en connaissaient pas la teneur. Il a fallu que l’officier de presse des Bleus mette les joueurs au parfum, avant que les journalistes n’abordent le sujet.

Rougerie : « Je n'écoute pas les commentaires des anciens »

« Ce n’est pas à moi d’en parler », coupe Morgan Parra. Pas beaucoup plus bavard, Maxime Mermoz ajoute : « J’ai vu que le coach disait que chacun avait le droit d’avoir un avis. Je respecte l’avis de chacun. C’est leur choix et je ne me sens pas en position de juger qui que ce soit. » Ancien Berjallien comme Chabal, Pascal Papé a lui un avis un peu plus tranché. « Je ne l’ai pas vu. Ça ne m’embête pas, relativise le deuxième-ligne parisien. C’est la libre expression. Chacun a le droit de donner son opinion. Il n’y a pas de souci. On aimerait quand même qu’il y ait plus d’unité derrière nous. Je ne veux pas dépenser de l’énergie en faisant des commentaires. »

Et puis il y a ceux qui n’en rajoutent pas. Tout simplement parce que leur seule préoccupation se tourne vers le Tonga et cette Coupe du monde, mais également parce qu’ils sont rodés par les sorties d’anciens joueurs aux micros des télévisions et radios. « Ce ne sont pas les deux premiers, sourit Aurélien Rougerie en référence à Chabal et Marconnet. Il y en a beaucoup sur les antennes de nos chaînes françaises. C’est comme ça. Ils ont un point de vue et s’ils veulent en parler, je le respecte. Maintenant, je n’écoute pas les avis des anciens. » Pas de polémique, pas d’état d’âme… Même si ces piques viennent de proches du groupe France et d’anciens camarades de jeu, l’enjeu de la rencontre de samedi a semble-t-il pris le pas sur les commentaires lancés à plus de 20 000 kilomètres.