RMC Sport

Chabal : « Une confiance retrouvée »

Sébastien Chabal inarrêtable face à la Namibie

Sébastien Chabal inarrêtable face à la Namibie - -

C’est avec le sourire que Sébastien Chabal a accueilli la victoire de la France face à la Namibie.

Sébastien, êtes-vous rassuré après ce succès face à la Namibie ?
C’était très important de gagner avec la manière. Nous avions vu les Irlandais se perdre un peu, samedi, face à la Géorgie. On ne voulait pas que ça nous arrive. On a donc pris les choses du bon côté. Aujourd’hui, on repart de ce match avec une confiance retrouvée. Ils ont joué à quatorze, c’était peut-être la Namibie mais avec beaucoup de respect et d’humilité, on a réalisé un bon match.

Avez-senti la ferveur du public autour de vous ?
On n’entend pas tout quand on est sur le terrain. J’ai senti que ça poussait derrière mais j’ai fait en sorte de rester dans mon match, de garder ma concentration. Je ne voulais pas me disperser. Mais tout le soutien qui existe aujourd’hui derrière moi et l’équipe de France est très appréciable. C’est très important pour la vie du groupe.

Comment vous sentez-vous au poste de 2e ligne ?
Ca ne change pas grand-chose à mon jeu. Je laisse par contre beaucoup de jus en mêlée, surtout que nous avions décidé pour ce match de toutes les attaquer. J’ai connu un petit passage à vide entre la 20e et la 30e minute. Cinq mêlées d’affilée et quelques ballons portés n’ont pas été très simples à gérer. Mais dans l’ensemble, ça s’est bien passé. Quand les cuisses piquent, c’est que tu es présent. A mes côtés, Lionel Nallet a également réalisé un très gros match. Il a eu une grosse présence sur le terrain. Il a marqué en plus deux magnifiques essais.

Aujourd’hui, avez-vous envie de rentrer dans la peau du numéro un à votre poste ?
J’ai annoncé dès le début que je souhaitais être le numéro un. Je n’ai donc pas changé d’avis après deux matchs de Coupe du Monde. Mais si je n’ai pas ce privilège et que je suis dans le groupe des 22, ce sera déjà formidable. Je soutiendrai mes copains, je donnerai tout ce que j’ai dans le ventre si je dois rentrer en cours de match. L’aventure de 2003 n’a pas été très simple pour moi. Je vis donc aujourd’hui à fond chaque instant qu’on me donne.

La rédaction