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Cooper, l'ennemi public numéro un

Quade Cooper

Quade Cooper - -

Avant d'affronter l'Irlande (samedi, à 10h30 en France), l'Australien Quade Cooper a fait front devant la presse. Car comme prévu, l'ouvreur n'a pu échapper aux questions sur son statut d'homme le plus détesté de Nouvelle-Zélande.

Il est l’ennemi numéro 1. Celui que tous les Néo-Zélandais se plaisent à détester. Surtout depuis que Quade Cooper s’en est pris à Richie McCaw, il y a trois semaines, lors de la victoire de l’Australie contre les Blacks (25-20) à Brisbane. Au moment de se relever dans un regroupement, l’ouvreur de 23 ans en a « profité » pour laisser trainer un genou sur la tête du capitaine des Blacks. La scène a été disséquée toute la semaine suivante dans la presse, photos à l’appui. Le but ? Prouver que Quade Cooper a délibérément tamponné son adversaire et ainsi surfer sur l’altercation qui avait déjà opposée les deux hommes lors de la Bledisloe Cup, l’année dernière à Hong Kong.

Plein d’aplomb, Quade Cooper encaisse les attaques. Même si son geste n’est pas compris par ses compatriotes. A commencer par ses supporters. Lors de l’entrée en lice des Wallabies contre l’Italie (32-6), l’ouvreur a dû essuyer une bordée de sifflets venant de son propre camp au moment de tenter ses coups de pied. « Les joueurs aiment jouer dans des chaudrons, notait alors son entraîneur Robbie Deans C’est mieux que de l’apathie et du silence. Je ne pense pas que Quade ait relevé ça. » En tout cas, il n’aura certainement pas manqué de relever la dernière attaque en règle lancée il y a quelques jours par Nick Farr-Jones.

Sa grand-mère : « Laissez mon Quade tranquille »

Le capitaine des champions du monde australiens de 1991 est même allé jusqu’à traiter Cooper de « boofhead » (idiot) dans la presse. Du coup, l’affaire a pris une telle ampleur que la grand-mère du joueur a volé au secours de son petit-fils : « Laissez mon Quade tranquille ! », s’est-elle emportée dans le New Zealand Herald. Un message lancé par une femme de 76 ans, résidant en Nouvelle-Zélande. Car Cooper est né à Tokoroa, au pays des Kiwis, et n’est arrivé à Brisbane qu’à l’âge de dix ans. « Il n’est pas arrogant (…) Il semble qu’il y ait surtout de la jalousie », témoigne-t-elle.

Attaché à ses origines, le garçon a d’ailleurs tatoué le nom de son grand-père décédé en 2006 sur le bras. Et c’est avec sa bénédiction qu’il a opté pour les Wallabies, plutôt que les Blacks. Présent lors de la conférence de presse de l’Australie, jeudi, Cooper n’a pas échappé aux questions concernant son statut peu enviable. Même si l’intéressé n’a cessé de tenter de ramener le rugby au centre du débat. « Je ne pense qu’à des choses positives, a-t-il martelé. Je préfère dédramatiser l'événement. » Et quand on insiste un peu, il ajoute face à la meute des journalistes : « Franchement, tout cela m’est égal. » Quade Cooper est au-dessus de ça.