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Coupe du monde : les All Blacks et Dan Carter encensés

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Naturellement, la presse britannique est plus qu'élogieuse ce dimanche matin envers les All Blacks victorieux de l’Australie (34-17) en finale de la Coupe du monde. Ce sacre va même parfois au-delà des pages sports pour faire la 'Une', avec un Dan Carter honoré.

Quelques expressions reviennent sans cesse pour décrire le nouveau titre de la Nouvelle-Zélande dans la presse britannique ce dimanche matin. "Sur le toit du monde" (Telegraph), "De brillants Blacks atteignent de nouveaux sommets" (Independent), "Seuls au monde" (Observer), "Les plus Grands" (Guardian), "McCaw et ses Magic Men sur le toit du monde" (Mail), "Fait et bien fait pour Dan" (Sun).

Steve James, dans le Sunday Telegraph, résume parfaitement la pensée générale ce dimanche matin : "Des Blacks champions du monde pour la 3e fois, premier doublé de l'histoire, c'est que tout le monde aurait prédit avant le tournoi. Mais rien n'a été aussi simple. Il aura fallu une splendide finale - la plus belle ? - et des instants de pure brillance pour y parvenir".

Le Guardian pose lui d'entrée carrément la question : "La Nouvelle-Zélande est-elle la plus grande équipe de sport collectif que l'histoire ait connu ?". Avant de répondre 'oui' et d'aller même plus loin : "Il est difficile de les voir battus dans quatre ans au Japon". On verra.

« La victoire du cerveau »

Dan Carter, l'homme au 1598 points en test-match, est naturellement au centre des discussions : "Une finale en forme de conte de fée, il a apporté grâce et envie, il a montré comment hausser son niveau de jeu lors des grands matches" (Mail), "une performance de type 'super-héro' pour Carter (Sun), "Dan Carter fait tomber le rideau (noir) comme lui seul peut le faire" (Observer). Et dire que trop vieux, trop blessé, Daniel Carter n'était même pas sûr de jouer cette Coupe du monde, SA Coupe du monde: "A 21-17, Il s'est renfermé dans sa bulle. Ses dernières 15 minutes ont été un cours magistral sur comment diriger un match sous la pression" (Observer).

L'heure est également aux bilans de toute sorte. Sir Clive Woodward dans le Mail : "Les nations du nord, il nous faut améliorer notre vitesse mais surtout notre vitesse de pensée. Nous avons les joueurs pour le faire, mais il nous faut commencer à croire en eux." Pour Warren Gatland dans l'Independent : "Les équipes du '1er tiers' mondial ont la responsabilité de développer le rugby en jouant davantage les équipes du '2e tiers' comme la Géorgie, et pas seulement celles capables de générer des revenus lors de test-matches". Bel esprit.

Stuart Barnes et le Times en remet une dernière couche : "Ce devait être la Coupe du monde des Gros et Forts. Il n'en a rien été. La France était l'équipe la plus costaude de ce tournoi. Regardez où ça les a menés ! Ce tournoi, c'est avant tout la victoire du 'cerveau' ou 'l'esprit' ". Joli mot de la fin.

FF, à Londres