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Fabien Pelous : « Ne rien lâcher »

Fabien Pelous

Fabien Pelous - -

Fabien Pelous, vice-capitaine de l’équipe de France, croit en des jours meilleurs après la défaite surprise face à l’Argentine.

Fabien, on imagine qu’il est difficile de se remettre d’une telle désillusion…
On a peu dormi. On est déçu et frustré d’avoir perdu face à une équipe qui était venue pour casser notre jeu. On n’a pas réussi à trouver les clefs qui nous auraient permis de sortir de ce piège. Pourtant, nous nous attendions à ce type de rugby. Ce n’était pas une surprise. On espérait mettre notre jeu en place en sortant les ballons un peu plus rapidement. Mais à aucun moment nous n’avons été capables de leur mettre la pression. Nous sommes à chaque fois tombés sur cette défense très haute et bien placée.

La pression vous a-t-elle écrasé ?
On a essayé de faire abstraction du contexte pour ne pas se mettre trop la pression. Le public a tout fait pour nous sortir de cette mauvaise passe. Ils ont été sans faille avec nous. Pour les remercier de ce soutien, nous avons encore trois matchs devant nous. Nous n’allons rien lâcher. Il ne faut pas calculer. Il faut marquer des points dans tous les sens du terme.

Communiquer, est-ce le meilleur moyen pour sortir de cette mauvaise passe ?
Non. Pour sortir de cette mauvaise passe, il suffit de jouer notre jeu. Nous en sommes convaincus. On sait très bien qu’on ne tombera pas à chaque fois sur une équipe comme l’Argentine. Il faut le reconnaître, nous ne savons pas jouer les Argentins. Ca fait cinq ans qu’ils nous battent régulièrement.

Ne pas calculer, c’est ce qui convient le mieux à l’équipe de France. Partagez-vous ce sentiment ?
Oui, c’est vrai. Nous ne sommes que des joueurs de rugby. On ne réfléchit pas, on ne calcule pas…

Après cette défaite, imaginez-vous le pire ?
L’objectif premier était le 20 octobre. Donc qu’on rencontre les Blacks en quart ou demi-finale, ça ne change pas grand-chose. Maintenant, il existe toujours une possibilité pour qu’on termine en tête de notre groupe. Cette poule est très difficile et j’imagine qu’il y aura encore de beaux moments encore à vivre.

La rédaction