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Huget : « Je ne suis pas le chouchou de Lièvremont »

Yoann Huget

Yoann Huget - -

L’ailier de l’Aviron Bayonnais ne réalise pas encore sa présence dans les 30 Bleus retenus pour la Coupe du monde. Ce qui ne l’empêche pas de rétablir certaines vérités et de tordre le cou à ses détracteurs, qui le voient comme le petit protégé du sélectionneur Marc Lièvremont.

Yoann, est-ce que vous réalisez votre présence dans les 30 pour la Coupe du Monde ?

Pour l’instant, non. C’est inimaginable. J’attends le 27 novembre, que l’on soit tous réunis, pour entrer dans le vif du sujet. Pour le moment, ce qui m’arrive est simplement utopique.

« Trop discret », « pas décisif » : vous n’avez pas été épargné par les critiques lors du dernier Tournoi des VI Nations…

Tout le monde attendait que je fasse en équipe de France ce que je faisais en club. Je n’ai pas eu le temps d’adaptation ou d’observation que tout nouveau en Bleu peut avoir. Tout était nouveau pour moi.

Beaucoup vous voient comme le chouchou de Marc Lièvremont, qu’en pensez-vous ?

Tout le monde pense qu’il m’adore alors que quand on est en face l’un de l’autre, il me dit mes quatre vérités. Les gens pensent ça parce que je suis venu de nulle part et que j’ai débuté tous les matches du XV comme titulaire. Ils se sont fait une idée, une fausse idée. Je ne suis pas le chouchou du sélectionneur et il n’y a pas de chouchou en équipe de France.

« Avec du temps, on est capable du meilleur »

Vous sentez-vous dans la peau d’un titulaire ?

Non. On va attendre les matches de préparation. On est tous des compétiteurs. C’est l’homme en forme du moment qui jouera. Si je suis titulaire, je donnerai tout ce que je peux. Sinon, je supporterai l’équipe et j’essaierai d’apporter plus de concurrence à l’entraînement.

Au vu de ses dernières sorties, la France a-t-elle de sérieux arguments à faire valoir en Nouvelle-Zélande ?

Nos chances, on les aura après nos deux-trois mois de préparation, lorsque la cohésion de l’équipe se fera. Le groupe vit bien. Même pendant le Tournoi, on ne s’est jamais cassé du sucre sur le dos. On est resté solidaire. On a vécu des moments difficiles, contre l’Italie notamment. On a su un peu redorer le blason contre le Pays de Galles. On aura quatre mois pour se préparer. Avec un peu de temps et beaucoup de travail, on est capable du meilleur.