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Laporte : « Soyons nous-mêmes »

Bernard Laporte

Bernard Laporte - -

Bernard Laporte a annoncé à Marcoussis la sélection qui affrontera, vendredi, l’Irlande dans un match capital.

Bernard Laporte, avez-vous rencontré des difficultés pour composer l’équipe qui rencontrera l’Irlande ?
Ce n’est jamais simple. La sélection pour l’Argentine ne l’était pas non plus. Pour l’Irlande, nous avons tenu compte des blessés du moment. Fabien Pelous, Imanol Harinordoquy et David Skrela n’étaient pas candidats. Il ne restait donc plus que 27 joueurs. On a ensuite tenu compte de la forme du moment des joueurs. Certains avaient connu des passages à vide face à l’Argentine. On s’est aperçu que plusieurs joueurs avaient manqué des entraînements pour cause des blessures et n’étaient donc pas au summum de leur forme. On a donc tenu compte de tout cela pour composer l’équipe la plus logique et la plus performante.

Raphaël Ibanez sera-t-il à 100% ?
On a attendu 48h pour en savoir plus. A partir du moment où l’avis médical était favorable, on s’est engagé à le sélectionner. Il faudra toutefois en tenir compte pendant le match. Est-ce qu’on le sortira en fonction de sa performance ou au contraire, fera-t-il un très grand match ? Encore une fois, c’est le terrain qui dictera nos choix. Peut-être que Dimitri Szarzewski rentrera plus tôt.

Sébastien Chabal sera titulaire. Vous sentez qu’il prend une nouvelle dimension dans le groupe ?
Oui, il a cette confiance en lui qu’il transmet aux autres joueurs. Tout ce qu’il se passe autour de lui n’est pas innocent. Lionel Nallet a fait un très bon match, Jérôme Thion semble être le deuxième ligne droit le plus performant, notamment dans le domaine de la mêlée. On va continuer à utiliser les trois joueurs mais pour ce match, on a préféré attaquer avec Sébastien. Son enthousiasme peut-être une plus-value pour l’équipe.

Aucun changement du poste 9 au 15. Comment l’expliquez-vous ?
Ces joueurs ont fait un bon match face à la Namibie, une équipe qui n’était pas d’un très grand niveau. Nous en avons conscience. Mais comme certains de joueurs ne pouvaient pas jouer, nous avons tenu compte des choix tactiques. Titulariser Michalak et Ellissalde nous semblait logique. Après s’est posé le cas Jauzion. Quand on a vu son état de forme physique, on se dit qu’il a peut-être encore besoin de s’entraîner, de se remobiliser à l’entraînement pour retrouver son véritable état de forme. Pour Christophe Dominici, il n’a pas couru de la semaine. Il reprend seulement aujourd’hui. Ce n’était donc pas possible de le sélectionner après dix jours d’absence. Il postulera pour le match suivant.

Redoutez-vous cette équipe d’Irlande, une équipe qui se trouve en pleine crise ?
Face à l’Argentine, nous nous sommes mis en danger tout seul. Il se passe peut-être des choses chez les Irlandais mais nous, on s’attend à retrouver une bonne équipe. Soyons nous-mêmes, ne nous mettons pas à la faute. Jouons notre partition avant de nous occuper des autres.

Que redoutez-vous chez les Irlandais ?
C’est une équipe que l’on connaît puisque nous les rencontrons chaque année. C’est un paquet d’avants dynamique, une ligne de trois-quarts assez performante avec un trio O’Gara-O’Driscoll-D’Arcy de très bon niveau. A chaque fois, cela ne se joue à rien.

Avez-vous imaginé que votre vie dans le rugby pourrait s’arrêter vendredi soir ?
Sincèrement, je n’y pense pas. Par contre, je sais que dans un mois et demi au plus tard, tout sera fini. C’est vrai, ça s’approche. Je sens au fond de moi que le rugby me manquera. C’est une évidence. Une nouvelle vie commencera alors. Maintenant, j’espère que ça n’arrivera pas vendredi.

La rédaction