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O'Connor réveille les Wallabies

James O'Connor

James O'Connor - -

Gênée par l'Italie pendant 50 minutes, l'Australie a accéléré au moment de l'entrée en jeu du petit prodige James O'Connor. Avec ses onze points, il a permis aux Wallabies de se détacher et de s'imposer assez largement (32-6) face à des Azzurri qui n'ont pourtant pas démérité.

C’est un comble. Il avait été suspendu pour le dernier match du Tri-Nations, face aux All Blacks, pour avoir loupé son réveil le matin de la présentation officielle des Wallabies retenus pour la Coupe du monde. A 21 ans, James O’Connor a encore l’âge de faire quelques erreurs. Mais ce matin, à North Harbour, dans la banlieue d’Auckland, c’est bien lui qui a sorti son équipe des bras de Morphée. Remplaçant au coup d’envoi, l’ailier australien a débloqué la situation face à l’Italie (32-6). Ses onze points, après être entré en jeu à la 48e minute, ont permis aux Wallabies de briser la résistance de leurs premiers adversaires de la Coupe du monde.

Car les Azzurri ont longtemps cru avoir les moyens de créer l’exploit face à l’un des favoris pour la victoire finale. En première période (6-6), Mirco Bergamasco, avec ses deux pénalités (38e, 40e), a répondu à Quade Cooper (19e, 30e). Mais au retour des vestiaires, l’Australie a fait parler sa puissance et sa vitesse. Ben Alexander (49e), Adam Ashley-Cooper (55e), James O’Connor (58e) et Digby Ioane (66e) ont tour à tour trouvé la faille et fini par décrocher le bonus offensif. De quoi satisfaire Robbie Deans, le sélectionneur néo-zélandais des Wallabies.

L'Italie peut rêver des quarts

« On a bien joué en deuxième période, se félicite l’ancien coach des Crusaders. Mais j’ai beaucoup de respect pour les Italiens. Ils défendent bien et ils vont causer beaucoup d’ennuis pendant le tournoi. » Des félicitations légitimes pour les hommes de Nick Mallett, qui avaient fait tomber la France à Rome au mois de mars (22-21). « On n’a pas été humilié, insiste le technicien sud-africain. Vu le score à la mi-temps, j’espérais mieux mais je suis quand même fier de la performance de mes joueurs. Nous avons montré de belles qualités. Je suis assez content. » Derrière les Wallabies, les Italiens peuvent rêver des quarts. A condition de ne pas faire de fautes contre la Russie et les Etats-Unis avant la petite finale du groupe C face à l’Irlande.