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Parra : « Profiter de ma première Coupe du monde »

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Le XV de France a retrouvé ce mardi le ballon après plusieurs jours musclés ou décalés. Le demi-de-mêlée de Clermont revient sur cette semaine particulière et se projette sur l’échéance néo-zélandaise, dans moins de deux mois. Avec l’appétit d’un débutant.

Morgan, qu’est-ce que cela fait de pouvoir retoucher le ballon ?

Beaucoup de bien, même si les « cannes » étaient dures. On est dans la continuité de Marcoussis mais physiquement, c'est autre chose, on passe encore un palier au dessus. On était déjà dans le dur. Bien sûr, on sait bien qu'une préparation, ce n'est pas facile. Mais tout cela doit nous servir pour être prêts. On fait un peu de tout, de la technique individuelle, du collectif aussi. On essaie de remettre en place les phases de jeu du dernier Tournoi.

Quels souvenirs allez-vous garder de ces jours sans ballon, en particulier ce « raid » ?

On en a « chié » mais on est content d'avoir vécu ça. Ces moments très durs ont resserré le groupe. On ne peut pas se permettre d’aller à la Coupe du Monde avec des rivalités ou des clans. Ce stage a permis de créer une vrai cohésion dans notre groupe. Sur le moment, j'en aurais hurlé, j'aurais presque voulu tout lâcher tellement c'était dur. La nuit, on dormait mal. On n'est pas habitué à dormir les uns sur les autres sous des tentes. Entre ceux qui ronflent et ceux qui gigotent, c'était infernal (rires). Etre tous ensemble au quotidien resserre nos liens. Personne n’est laissé seul. A l'entraînement comme en dehors.

Le Mondial, c’est dans moins de deux mois désormais…

On en parle entre nous mais il nous reste quand même beaucoup de temps. Là, on est dans la préparation physique et c'est tellement difficile qu'on ne pense même pas aux prochains matches amicaux contre l'Irlande (ndlr, les 13 et 20 août).

Vous connaissez votre concurrent pour une place dans le XV de départ : Dimitri Yachvili…

La concurrence, c’est nécessaire pour que le groupe aille plus haut. On sait que ce groupe va partir en Nouvelle-Zélande et qu'il faudra se serrer les coudes. Même ceux qui ne joueront pas devront rester zen, de bonne humeur, conviviaux. Mes vacances m'ont fait du bien, j'ai pu me ressourcer, car la saison a été longue. L’idée, c'est de vivre au mieux ma première Coupe du monde et en profiter au maximum. Tout le monde veut être n°1, mais on est encore loin du début de la compétition.