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Raphaël Ibanez : « Je n’ai rien vu arriver »

Ibanez prend ses responsabilités

Ibanez prend ses responsabilités - -

Le capitaine des Bleus, Raphaël lbanez, reconnaît sa part de responsabilité dans la défaite des Français, vendredi, face à l'Argentine.

Depuis l’échec de vendredi soir face à l’Argentine, comment s’est déroulée la vie de groupe ?

Il a fallu se reconstruire après ce match raté. Mais il ne faut pas trop s’attarder sur ce genre de contre-performance. On a bien analysé les raisons de notre échec. C’était évident, ça a sauté aux yeux de tout le monde. Aujourd’hui, l’essentiel est de repartir sur de bonnes bases avec un groupe qui a envie de se racheter. Comme toute équipe qui prend une grosse claque et qui vit des moments compliqués, il faut se retrouver et faire en sorte que les sentiments ressortent. On a tendance à dire qu’il n’est jamais très bon de faire une analyse à chaud mais là, je tenais absolument à ce qu’on se voit très vite après le match. Les joueurs se sont vus entre eux et j’ai rencontré ensuite les entraîneurs. L’essentiel était de faire simple. Ce groupe a du potentiel. Le sentiment général est qu’on ne peut pas en rester là.

Aujourd’hui, êtes-vous inquiet ?

Non, pas plus que ça. C’est un match de perdu mais on sait qu’il nous en reste encore trois à jouer. On n’a plus vraiment le choix. On n’est plus en position de force, on ne peut plus calculer. Allons-y, libérons-nous, essayons de prendre du plaisir sur le terrain. 80 000 personnes au stade de France, ce n’est que du bonheur.

Y-avait-il trop d’émotion avant cette rencontre, notamment avec la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les vestiaires ?

Depuis maintenant des années, l’équipe de France a l’habitude avant chaque match international de faire un rapprochement avec les valeurs de notre pays. Aujourd’hui, après cette défaite, on trouve des raisons et des excuses partout. Je n’ai pas attaché énormément d’importance à ce fait d’avant match. On a également évoqué les hymnes. Les Argentins étaient à priori complètement dévastés, en pleine rage. De notre côté, nous étions stoïques. J’y voyais plutôt une forme de concentration. Apparemment, c’était plutôt une forme d’inquiétude qui transpirait chez les joueurs. Honnêtement, à l’issue de ce match, si j’ai un regret ou une colère après moi, c’est que je n’ai rien vu arriver. C’est dur à accepter. J’aime bien sentir les coups venir mais celui-là, on l’a pris en pleine gueule. Maintenant, il faut se relever.

Pensez-vous que la France est en mesure de se relever ?

On n’a pas trop le choix. On se retrouve dans une situation qui n’était pas forcément prévue au départ. Voyons si cette équipe a du caractère. Je crois avoir laissé un peu trop faire à certains moments, avoir été trop observateur sur la mi-temps, sur l'après-match. On va régler tout ça.

La rédaction