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Traille : « Frais et dispo »

Damien Traille retrouve Marcoussis aujourd'hui après deux jours de repos à Biarritz

Damien Traille retrouve Marcoussis aujourd'hui après deux jours de repos à Biarritz - -

Au repos durant deux jours, Damien Traille retrouve l’équipe de France, ce matin, à Marcoussis.

Damien Traille, quel a été votre programme depuis le week-end dernier ?
Malgré le mauvais temps, ça fait du bien de rentrer à la maison. Je quitte Biarritz demain matin (ce matin) pour retrouver Marcoussis. C’est un peu court mais tout repos est bon à prendre. On sera frais et dispo pour préparer le match contre la Géorgie. Je me suis coupé du rugby durant deux jours. Je n’ai pas regardé les Blacks à la télévision. J’ai juste entendu quelques commentaires.

Pensez-vous aux quarts de finale ?
C’est sûr qu’on y pense mais il y a déjà le match contre la Géorgie à jouer. On regardera ensuite avec attention le match entre l’Argentine et l’Irlande. A ce moment-là, on sera fixé sur notre sort. Je crois aux Irlandais. Ils ne sont pas en position de force. Ne pas se qualifier pour les quarts de finale d’une Coupe du Monde serait une grosse déception. Ils essuient en ce moment pas mal de critiques et ils vont vouloir décrocher à tout prix cette place pour les quarts de finale. On peut compter sur eux.

Face à l’Irlande, vous avez pris à de nombreuses reprises la responsabilité de dégager le ballon. Pourquoi ?
En fait, cela avait été établi avant le match contre la Namibie à Toulouse. Avec Fred (Michalak), nous nous étions répartis le rôle sur le terrain pour l’occupation du jeu aux pieds. Contre l’Argentine, David (Skrela) s’était retrouvé esseulé. Tout le travail lui revenait. La pression était souvent sur lui. On a donc essayé d’alterner avec Fred pour varier les systèmes.

Même si tout n’a pas été parfait, cette victoire face à l’Irlande a fait énormément de bien au groupe. Peut-on dire aujourd’hui que la défaite face à l’Argentine est oubliée ?
Il n’est pas possible d’oublier une défaite comme celle-là. Perdre le match d’ouverture de la Coupe du Monde devant son public, ça laisse toujours des traces. C’est obligé. On s’est mis tout seul dans la difficulté. A nous d’en sortir en remportant ce dernier match contre la Géorgie. On verra bien ensuite si nous terminons à la première ou à la deuxième place de notre poule.

On a le sentiment que la mentalité du groupe a évolué, que vous ne vous pensez pas uniquement au rugby. Partagez-vous cet avis ?
La préparation a été longue, sérieuse. On aurait peut-être dû faire des choses qui sortent de l’ordinaire. Comme les matchs de préparation se déroulaient bien, nous n’avons pas eu besoin de nous échapper mentalement. Finalement, c’est après le naufrage collectif face à l’Argentine que l’état d’esprit du groupe a changé. Chacun a fait des propositions pour qu’on se change les idées. C’est ce qui explique les barbecues ou la journée au golf. Au bout d’un moment, ça fait du bien de penser à autre chose qu’au rugby.

La rédaction-Intégrale Rugby (L. Depret)