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Trinh-Duc en salle d'attente

François Trinh-Duc

François Trinh-Duc - -

Titulaire à l'ouverture depuis près de quatre ans, François Trinh-Duc ne débutera pas le dernier match de poules contre les Tonga, samedi (7h, heure française). Une mise à l'écart que certains ne comprennent plus. Et ils le font savoir.

Marc Lièvremont en avait fait son ouvreur désigné. L’élu qui devait mener le jeu de l’équipe de France à la Coupe du monde. Dès sa prise de fonction, l’ancien troisième ligne confie les clés de la ligne d’attaque à François Trinh-Duc, qui compte aujourd’hui 32 sélections. Contre le Japon, c’est d’ailleurs le Montpelliérain qui est aligné aux côtés de Dimitri Yachvili avant d’être associé à Morgan Parra pour le Canada. Depuis, ce dernier a « piqué » la place de titulaire à Trinh-Duc. « Je n’ai pas la prétention de dire que je suis le 10 de l’équipe de France, martèle le Clermontois. Ce poste c’est le sien. » Sauf que depuis deux semaines, c’est bien lui qui a la confiance du sélectionneur tricolore.

Alors forcément, ces choix interpellent. Pourquoi croire en un homme pendant près de quatre ans, avant de le sacrifier durant la compétition ? Certains s’en sont étonnés à voix basse. D’autres n’ont pas hésité à le clamer haut et fort. « Ça fait trois ans et demi que Marc (Lièvremont) lui maintient sa confiance, lance ainsi Sébastien Chabal dans le Moscato Show. D’ailleurs, j’ai été dans des situations où Marc l’attaquait directement et n’était pas sympa avec lui. Dans certains débriefings, il n’était pas tendre. Mais il le gardait pour le faire progresser jusqu’à cet événement. Et on arrive au jour J et il le flingue. Je ne sais pas comment François va ressortir de cette compétition. »

Discret devant la presse

François Trinh-Duc encaisse. La semaine dernière, il assure en conférence de presse qu’il entrera sur le terrain comme un mort de faim pour tenter de regagner sa place. Cette semaine, et c’est une première depuis le début de la Coupe du monde, deux des joueurs convoqués dans les 22 ne se présentent pas devant la presse. Parmi eux, Imanol Harinordoquy et François Trinh-Duc ! Dans l’entourage de l’équipe de France, on avoue ménager deux joueurs qui n’avaient pas forcément envie de s’exprimer en public. Il faut dire que le Biarrot est remplaçant depuis le Canada et que Trinh-Duc enchaîne les performances décevantes. La semaine dernière, son copain et ex-Montpelliérain, Louis Picamoles volait à son secours : « J’imagine ce qu’il doit ressentir. Il reviendra plus fort », pressentait le troisième ligne, en tribune samedi. En vain.

Jeudi, c’est Maxime Mermoz qui livrait le fond de sa pensée. « Si on se met à sa place, c’est difficile, mais il a le soutien de tout le monde, expliquait le Catalan. Il a fait de bons matchs en bleu. Il ne faut pas être extrême. Il n’est pas laissé sur le côté comme on peut l’imaginer. Sur cette Coupe du monde, le coach essaye de composer avec ceux qu’il pense en forme. C’est difficilement critiquable. » Perturbé par des problèmes aux cervicales, lundi, il ne s’était pas entraîné. Une semaine qui avait particulièrement mal commencé. On ne pas dire qu’elle se termine de la meilleure des manières.

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Les Bleus sont à Wellington|||

C’est à 14h30 (3h30 heure française) que l’avion du XV de France s’est posé à Wellington ce jeudi, en provenance d’Auckland. Les Bleus sont arrivés avec cinq petites minutes d’avance sur l’horaire prévu dans la ville où se déroulera leur dernier match de poule, samedi face au Tonga (7h heure française). L’équipe a été accueillie par une école maorie qui a effectué des chants et (encore) un haka. Quelques supporters étaient également présents. Les Tricolores sont ensuite montés dans le bus, direction leur hôtel. Avant cela, ils s’étaient entraînés pour la dernière fois à Takapuna puisque les hommes de Marc Lièvremont ne logeront plus au Spencer Byron Hotel en cas de qualification pour les quarts. L’après-midi a été consacrée à du repos et de la récupération après le voyage d’une heure. Les choses sérieuses reprendront vendredi avec l’entraînement du capitaine.