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Des nouveaux Bleus dans leur élément à Marcoussis

Pierre Bernard

Pierre Bernard - AFP

Ils sont trois à avoir rejoint, pour la première fois, les troupes du XV de France à Marcoussis pour le second stage de préparation aux tests de novembre. Pierre Bernard (Brodeaux-Bègles), Yacouba Camara (Toulouse) et Alexandre Dumoulin (Racing-Métro) sont donc les trois nouveaux Bleus du groupe de Philippe Saint-André. « C'est toujours flatteur d'avoir été appelé mais il ne faut pas se laisser griser. J'essaye d'être au maximum de mon potentiel et de donner une bonne image de moi-même », explique l'ouvreur bordelais Pierre Bernard (25 ans).

De son côté, Yacouba Camara (20 ans) évoque une « émotion énorme d'être là », avant de confesser que « les grands nous encadrent. Nous sommes un peu les petits poussins, tout le monde prend soin de nous. » Un sentiment partagé par le Racingman Alexandre Dumoulin (25 ans) : « J'étais un peu stressé de ma venue mais c'est vrai que les anciens nous intègrent facilement. Après, c'est à nous de gagner la confiance des coaches. » Un staff qui a expliqué et demandé à ces néophytes « d'apprendre le plan de jeu, personnellement, afin que nous soyons opérationnels à l'entraînement », détaille le flanker toulousain, Yacouba Camara. 

Patrice Lagisquet, justement, confirme : « Ils ont rapidement assimilé les repères. J'ai beaucoup apprécié leur investissement et la qualité de ce qu'ils produisent, à la fois dans leur réflexion sur le jeu que sur le plan technique. On est vraiment très content de leur présence. » Individuellement, l'entraîneur en charges des lignes arrières compare même Pierre Bernard à Jules Plisson : « Aujourd'hui, Pierre a plus de maturité et de vécu. C'est un vrai meneur de jeu. » Quant à Alexandre Dumoulin, « il a une palette de jeu très élargie avec beaucoup de variations. Il est sur le bon chemin », continue Lagisquet. Ce trio, novice dans le groupe France, se sent déjà comme chez lui à Marcoussis. « J'espère que je serai de nouveau là lundi prochain », confie Yacouba Camara. « Mais désormais, quand je rentrerai chez moi, j'aurai toujours un petit sourire », conclut le Toulousain. 

FM avec MF