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Dusautoir : « On a l’équipe pour gagner ! »

Capitaine pour la première fois au début d'un Tournoi, le Toulousain se dit honoré.

Capitaine pour la première fois au début d'un Tournoi, le Toulousain se dit honoré. - -

Le capitaine des Bleus est persuadé que l’équipe de France a les qualités pour remporter son premier Tournoi depuis 2007.

Thierry Dusautoir, les bons résultats des clubs français en Coupe d’Europe vous mettent-ils la pression ?
On a la pression parce qu’on veut gagner ce Tournoi. Ça fait déjà deux ans qu’on termine à la troisième place. On a l’équipe pour gagner. C’est notre ambition. La pression vient de nous-mêmes. Pas de ce qu’ont réalisé les clubs français en Coupe d’Europe cette saison.

Cette équipe manque-t-elle de confiance ?
Une défaite comme celle encaissée contre les Blacks est difficile à avaler (39-12). Ça nous oblige à nous remettre en question après les matchs gagnés lors de la tournée d’automne ou pendant cette tournée d’été. On se pose des questions, on se demande ce qui ne va pas. Une victoire pendant ce Tournoi nous permettrait de grandir encore un peu.

Marc Lièvremont souhaite que ses joueurs détestent la défaite. Comment vous inculque-t-il cela ?
Il ne nous en a pas encore parlé. J’imagine qu’il voudrait qu’on soit un peu plus compétiteurs dans nos réactions. On doit montrer plus de hargne quand le match commence à être plus compliqué. C’est notre principal reproche sur le match contre les Blacks à Marseille. On ne s’est peut-être pas battu jusqu’au bout.

Que devez-vous craindre de cette équipe écossaise ?
Je n’ai pas trop regardé les équipes écossaises, elles n’étaient pas avec nous en Coupe d’Europe. J’ai quand même le souvenir d’équipes joueuses, qui veulent relancer le ballon. Il faudra être rigoureux en défense pour ne pas se laisser surprendre.

« Il faut respecter Mathieu »

Ce Tournoi est-il ouvert ?
L’Irlande est favorite en tant que tenante du titre. Mais ça reste ouvert. L’équipe de France a ses chances. On doit y croire parce qu’on a les possibilités. Je ne parle pas de Grand Chelem, non pas par manque d’ambition, mais pour prendre les choses dans l’ordre.

Ce Tournoi marque également le retour de Mathieu Bastareaud en équipe de France après son histoire de vraie-fausse agression à Wellington en juin dernier. Comment cela se passe-t-il avec lui ?
Pour le moment, ça se passe bien. Mais Mathieu a toujours été discret dans le groupe. Il n’a pas changé dans son caractère. Il vit bien. On n’a jamais eu de problèmes avec lui. Il n’y en en aura pas plus aujourd’hui. Ç’a été des moments pénibles pour l’ensemble de l’équipe, mais surtout pour Mathieu qui a pas mal été critiqué. Malgré tout, il s’est montré performant en club et ne s’est pas laissé abattre. Il faut respecter ça. Il a gagné son retour en équipe de France. Ça été compliqué parce qu’on a été mis en cause, et moi personnellement. A partir du moment où les choses ont été éclaircies, il n’y a plus de problème.

Avez-vous un rôle particulier en tant que capitaine ?
Si je ne le sens pas aussi assez à l’aise qu’il a pu l’être, c’est à moi d’aller vers lui et de lui faire comprendre qu’il n’y a aucun problème. Mais je n’aurais rien à dire aux autres joueurs. Il n’y a pas d’animosité. C’est plus à nous d’aller le voir et de le rassurer.

Laurent Depret