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France-Canada : ce que Vincent Moscato attend des Bleus

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S’il a remporté sans trembler ses deux premiers matches de la Coupe du monde, le XV de France n’a pas encore convaincu dans le jeu. A dix jours du choc face à l’Irlande, il est temps pour les Bleus de monter en régime, ce jeudi contre le Canada (21h). Vincent Moscato fait part de ses attentes.

« Lors de ce France-Canada, on espère voir ce qu’on a jamais vu dans cette Coupe du monde jusqu’à maintenant : une équipe de France qui joue et qui est équilibrée entre les lignes de trois-quarts et les avants. On veut voir des Bleus capables d’enchaîner, de varier leur jeu. C’est le dernier match avant l’Irlande (le 11 octobre). On attend une copie presque parfaite, c’est-à-dire un 15 ou 16/20. On ne demande pas qu’ils nous fassent un truc exceptionnel mai de voir des essais et un combat physique digne de ce nom.

On ne veut plus voir un jeu par à-coups, avec des mecs qui attendent la 65e minute pour marquer un pauvre essai en bout de ligne. On doit gagner, bien entendu. Mais ce qu’on veut, c’est un label, une force de frappe de l’équipe de France. On veut une entreprise de démolition devant et, derrière, des mecs qui sont capables de rentrer et jouer ensemble. Les lignes doivent être équilibrées et qu’il y ait du liant. C’est ça le plus important dans une grande équipe, qui peut prétendre au titre mondial. Si on ne voit pas ça jeudi, ça va encore être pénible. On va encore reculer jusqu’à l’Irlande avec le risque de prendre un coup d’arrêt à un moment donné.

« Michalak doit être l’équivalent d’un Carter ou d’un Wilkinson »

Je ne crois pas que ce soit un problème d’état d’esprit. Ils sont bien ces gamins, ils ont de la qualité mais il faut qu’ils jouent ensemble. Pour l’instant, il manque un truc. J’espère qu’ils vont le trouver. Je leurs fais confiance, ils sont bien entraînés. Enfin, j’attends qu’un joueur comme Frédéric Michalak s’inscrive comme l’équivalent d’un Dan Carter ou d’un Jonny Wilkinson, en faisant gagner l’équipe. Sans un grand n°10, ce sera compliqué de gagner la Coupe du monde. »

Antoine Arlot