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France-Ecosse, les tops et flops: un festival offensif, la touche encore à travailler

L'équipe de France de rugby a remporté son premier match de préparation pour la Coupe du monde 2019, face à l'Ecosse (32-3), samedi, à Nice. Les Bleus ont inscrit cinq essais à des Ecossais hors du coup.

Le XV de France a fait un pas de plus vers le Japon et la Coupe du monde de rugby. Les Bleus ont remporté le premier de leurs deux matchs de préparation face à l'Ecosse, 32 à 3, samedi. Dominateurs dans l'Allianz Riviera de Nice, ils ont montré de bonnes choses pour le premier match depuis l'arrivée de Fabien Galthié pour épauler le sélectionneur Jacques Brunel. Le chemin est encore très long jusqu'au premier match de poule contre l'Argentine, et on se gardera de tirer des conclusions sur une rencontre de préparation, mais la première pierre est posée. 

TOPS

Un festival d'essais

Pour trouver une victoire tricolore avec au moins cinq essais, il faut remonter à novembre 2016 et un test-match face aux Samoa (52-8). 29 matchs à attendre pour retrouver une telle débauche offensive. Les Bleus ont montré leur envie de jeu dès les premières minutes, avec plusieurs temps de jeu dans le camp écossais conclus par un essai d’Aliverati Raka. Maxime Médard s’est lui offert un doublé, d’abord trouvé en bout de ligne (22e) puis lancé à l’essai par son coéquipier à Toulouse François Cros (54e). Entre-temps, Alldritt avait ajouté son nom à la liste grâce à un maul victorieux en sortie de touche. Antoine Dupont a participé à la fête avec le 5e et dernier essai tricolore, après une percée de Damian Penaud (61e).

Une 3e ligne inédite mais convaincante

Expérimentale, la troisième-ligne formée par Charles Ollivon (Toulon), François Cros (Toulouse) et Grégory Alldritt (La Rochelle) a été une des principales satisfactions de la rencontre. Le Rochelais a prouvé qu’il était capable de suppléer Louis Picamoles en huit, même si Jacques Brunel a affirmé que la position du Montpelliérain n’était "pas fragilisée". Les trois hommes ont montré de belles choses, aussi bien défensivement que dans leurs intentions offensives. Alldritt a été récompensé avec le 3e essai des Bleus, alors que Cros a été décisif dans la construction des 2e et 4e essais pour sa première cape. Cros et Ollivon, pour l’instant réservistes, vont donner des maux de tête au tandem Galthié-Brunel au moment d’établir la liste finale.

Le physique a tenu 

On craignait des Français amorphes, assommés par la lourde préparation physique imposée lors du stage de préparation en Espagne. L'objectif étant d'être prêt pour le 20 septembre et le premier match de poule, les Bleus auraient pu accuser le coup ce samedi soir. Mais ils ont été au rendez-vous et n'ont pas plus souffert que les Ecossais. Les Bleus ont multiplié les courses pour bousculer leurs adversaires, avant de lever pied en fin de match avec 29 points d'avance en poche. 

FLOPS

Des Ecossais loin du compte

L’écart au score tient autant de la copie rendue par les Bleus que de l’apathie des Ecossais. Ils semblaient pourtant pouvoir faire mal aux Bleues sur les accélérations de leurs trois-quarts. Mais les quelques intentions d’attaque des Ecossais ont rapidement disparues, pour réapparaître timidement dans les dix dernières minutes. L’équipe qui avait inscrit 38 points en une mi-temps aux Anglais (38-38) lors du dernier Tournoi des Six Nations semble bien loin. Gregor Townsend a un mois pour la retrouver avant son entrée en lice contre l’Irlande, le 22 septembre. Et aura une revanche à prendre dès la semaine prochaine à Edimbourg. 

Une touche encore à travailler

S’ils sont parvenus à inscrire un essai sur cette phase de jeu, la touche a bien été un des points noirs du match des Bleus. Camille Chat, titulaire à la place du capitaine Guilhem Guirado, a plusieurs fois manqué de précision sur ses lancers. Les Ecossais ont pu chaparder quelques ballons, heureusement sans conséquences pour la défense française. Un axe qu’il faudra impérativement travailler pour le jeune talonneur (23 ans).

HM