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France-Italie: les Bleus mettent fin à leur série noire, mais ça reste poussif

Encore décevant dans le jeu, le XV de France a au moins eu le mérite de battre l'Italie (34-17), ce vendredi à l'occasion de la 3e journée du Tournoi des VI Nations. Les Bleus remportent leur premier match depuis le 18 mars 2017.

Ce qui a marché

Bastareaud a pesé

Suspendu pour les deux premières rencontres du Tournoi, Mathieu Bastareaud a retrouvé sa place ce vendredi. Et il a immédiatement eu un impact positif sur le jeu français. Auteur d'un gros début de match, le centre toulonnais a avancé sur chaque impact et a monopolisé plusieurs adversaires à chaque fois. S'il a commis deux fautes de main, dont une alors que l'essai était tout fait (34e), il a bien assuré sa transmission sur l'action qui amène l'essai d'Hugo Bonneval (60e). Il concrétise son bon match par un essai à son image, en force (73e).

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​​​​​​Grosso s'est illustré

Jacques Brunel avait décidé de changer ses ailiers par rapport aux deux premiers matchs du Tournoi. Exit Teddy Thomas et Virimi Vakatawa, l'un pour une raison disciplinaire, l'autre sportive, et place à Benjamin Fall et Rémy Grosso. Ce dernier a particulièrement brillé. En deux percées qui auraient mérité meilleur sort, le Clermontois a mis à mal la défense italienne. Récompensé par son implication sur les essais de Bonneval (60e) et Bastareaud (73e). Ce serait étonnant de ne pas le revoir face à l'Angleterre, le 10 mars.

Le Vélodrome a poussé les Bleus

Pour le premier match du XV de France délocalisé hors d'Ile-de-France dans l'histoire du Tournoi, le stade Vélodrome n'affichait pas complet. Mais les supporters tricolores ont joué leur rôle. D'abord timides, ils ont donné de la voix et lancé quelques "ola" pour se réchauffer un peu. Et si l'on peut regretter qu'ils aient sifflé Allan lors de la pénalité de l'ouvreur italien (51e), ils ont su pousser les Bleus lorsqu'ils étaient au bord de la rupture en début de seconde période. Quelques sifflets quand même quand les hommes de Jacques Brunel ont tapé des pénalités alors qu'ils auraient pu être plus ambitieux.

Ce qui n'a pas marché

Toujours des carences techniques

C'est malheureusement une constante depuis plusieurs années avec le XV de France. Un mal profond. Ce vendredi, comme lors des matchs précédents, les fautes techniques ont annihilé plusieurs offensives tricolores, déjà assez rares. Face à l'Italie, ils s'y sont mis à plusieurs pour participer à ce festival de fautes de main (Bastareaud, Machenaud…). Vraiment dommage, car cela enlève un bon paquet de points aux hommes de Jacques Brunel. Et le point du bonus face aux Italiens.

Les mauvais choix de Machenaud

Il s'est montré très bon au pied, avec cinq pénalités et une transformation réussies. A la main en revanche, Maxime Machenaud a déçu. Ses lancements de jeu ont souvent mis ses coéquipiers en difficulté et ses choix n'ont pas toujours été bons, comme lorsqu'il a préféré jouer à gauche après un regroupement dans les cinq mètres italiens alors que la supériorité numérique était nettement à droite (19e). Une action conclue par un ballon lâché de la part du Racingman. C'est l'une de ses fautes au sol qui est à l'origine de l'essai de pénalité italien (10e). Avec Lionel Beauxis, il est censé être le dépositaire du jeu tricolore. Et ce vendredi soir, ce jeu a été très, très limité.

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Alexandre Alain Rédacteur