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L'intenable Nakaitaci, la compo du Racing, Lopez : les tops et flops de Clermont-Racing (47-10)

Camille Lopez

Camille Lopez - AFP

Emmené par un Noa Nakaitaci en feu, Clermont n’a fait qu’une bouchée d’une formation du Racing 92 remaniée (47-10) samedi soir lors de la 4e journée du Top 14. Les Auvergnats se replacent au classement (2e), avec un bonus offensif en prime, tandis que les Franciliens devront vite oublier ce cuisant échec.

TOPS

L'infernal Nakaitaci

Si dans l’ensemble toute l’équipe clermontoise a livré une performance collective remarquable, Noa Nakaitaci l’a sublimée par une prestation individuelle de haut vol. Le joueur de 26 ans a littéralement marché sur le Racing et s’est offert un triplé (15e , 51e, 65e). Intenable sur son aile gauche, il a parfaitement exploité les ouvertures et les largesses dans la défense francilienne. Son premier essai est un modèle du genre. Servi sur la ligne des 40 mètres, il exploite l’espace laissé entre deux adversaires, efface Dulin d’une belle feinte et raffûte autoritairement Dambielle avant d’aplatir. Un match plein pour le natif des Îles Fidji.

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La vista de Lopez

Sa sortie à la 69e minute ponctuait un match de grande qualité du demi-d’ouverture clermontois. Dans tous les bons coups, l’ancien joueur de Bordeaux-Bègles s’est notamment illustré par un jeu au pied à bon escient et des choix souvent justes. Il a donné de l’air aux Auvergnats et su prendre les bonnes décisions quand il le fallait comme en atteste son drop bien senti (47e). Il s’est même offert un essai plein de malice après un coup de pied par-dessus qu’il a lui-même conclu en profitant d’un rebond avantageux pour filer sous les perches (27e).

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FLOPS

La composition du Racing

Les coachs du Racing souhaitaient faire tourner pour ce déplacement au Stade Marcel-Michelin avec Szarzewski, Carter, Chavancy et Imhoff parmi les principaux absents. Bien mal leur en a pris. Malgré une possession de balle supérieure, les Racingmen se sont montrés particulièrement indigents dans leurs offensives, conduisant à un usage du ballon stérile. Il a manqué les idées d’un Dan Carter ou la vivacité d’un Juan Imhoff aperçues face au Stade Toulousain (28-14) pour pouvoir mettre en difficulté les lignes clermontoises.

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L’indiscipline francilienne

S’ils n’ont pas brillé dans le jeu, les champions de France ont en revanche fait preuve d’une indiscipline assez rare notamment en première période conduisant à deux cartons jaunes pour Vulivuli (23e) et Afatia (34e). Des faits de jeu qui ont accentué une domination clermontoise déjà évidente.