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La fête de familles

Les compagnes des joueurs du XV de France sont arrivées la semaine dernière en Nouvelle-Zélande

Les compagnes des joueurs du XV de France sont arrivées la semaine dernière en Nouvelle-Zélande - -

A quelques jours d'un match décisif contre les Tonga, les joueurs peuvent compter sur le soutien de leurs proches arrivés en Nouvelle-Zélande la semaine dernière. Des femmes, parents et amis dont la présence fait un bien fou aux Bleus.

A chaque mardi, son entraînement public. Désormais une habitude pour l’équipe de France qui s’entraîne une fois par semaine devant ses supporters français, mais également quelques curieux néo-zélandais. Sur un coin de la butte qui surplombe le terrain, un groupe de femmes et d’enfants a également pris position. Poussettes, ballons, jouets… Pas forcément le public attendu pour assister aux combinaisons de défense mises en place pour l’occasion. Sauf que ces femmes ont pour nom Mesdames Harinordoquy, Marty, Szarzewski, Rougerie ou encore Traille. « On ne pouvait pas rêver mieux. Il nous tardait de les rejoindre, glisse Laurence Szarzewski. Ils sont aussi contents que nous soyons arrivés. C’est dur pour nous et les enfants. Deux mois de préparation, plus deux mois de compétition, ils partent pratiquement quatre mois de la maison. »

Arrivés en fin de semaine dernière, les proches des joueurs peuvent désormais profiter de leurs mari ou ami. Sans pour autant empiéter sur leurs préoccupations sportives. « On sait faire la part des choses, poursuit la femme du talonneur du Stade Français. On sait qu’ils sont là pour la Coupe du monde, pour s’entraîner et être en groupe. Mais on a le temps d’avoir des moments d’intimité pour profiter en famille. » Les enfants ont ainsi pu rejoindre leurs papas sur le terrain à l’issue de la séance. Hugo Szarzewski, l’aîné de la bande et auteur d’un essai, s’est démené sur le terrain. Tout comme les jumeaux d’Aurélien Rougerie. Tout cela sous le regard bienveillant de Morgan Parra venu taper dans la main du petit Rougerie pour l’encourager, avant que son papa ne lui enfile une chasuble jaune bien trop grande pour lui. De son côté, Imanol Harinordoquy attrape son fils de 20 mois dans les bras. « Tu me fais le haka », lui demande-t-il.

Repas de groupe, balade en bateau...

Si les proches des joueurs venus avec la Fédération resteront jusqu’à lundi, certains d’entre eux, qui ont organisé le voyage par leurs propres moyens, resteront jusqu’à la fin de l’aventure du XV de France en Nouvelle-Zélande. « Je pense que ça leur fait du bien qu’on soit auprès d’eux. Ils peuvent aller loin, l’envie y est. On se dit qu’ils iront jusqu’au 24 octobre. Ils en sont capables », continue Laurence Szarzewski. Alors, plutôt que de compter les jours, les petits groupes s’organisent des sorties. Que ce soit lors des soirées placées sous le signe du temps libre (samedi soir et dimanche après-midi), de repas passés en commun avec leur mari de joueur, ou lors de sorties en bateau, comme c’était le cas lundi dernier avec une balade en mer en compagnie du président Camou. Un bon bol d’air bienvenu à l’approche d’échéances qui s’annoncent tendues.