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Le XV de France déménage pour Falgos

Guilhem Guirado et Bernard Le Roux (XV de France)

Guilhem Guirado et Bernard Le Roux (XV de France) - AFP

Dès ce samedi, et pour cinq petits jours, le XV de France délocalise sa préparation de la Coupe du monde à Falgos, dans les Pyrénées-Orientales, avant son premier match contre les Anglais le week-end prochain.

Direction le Domaine de Falgos pour les Bleus. Ce golf trois étoiles situé dans les Pyrénées-Orientales va être entièrement privatisé entre le 8 et le 13 août pour les joueurs et l’encadrement de l’équipe de France. Situé à 1 100 mètres d’altitude, Falgos dispose évidemment d’un terrain d’entrainement… construit sur un ancien green. Guilhem Guirado, le régional de l’étape, en est d’ailleurs le parrain. « On va voir du pays, s’aérer l’esprit », explique Dimitri Szarzewski qui, à l’image de la majorité des joueurs, accueille plutôt bien cette délocalisation. Attention tout de même, ceux qui y ont déjà effectué la préparation pour la Coupe du monde en 2011 ont prévenu le reste du groupe. En dehors du rugby, il n’y a pas grand-chose à faire à Falgos.

« Tant mieux, si il n’y a pas les vélos et la via ferrata, c’est très bien ! » rigole Uini Atonio, visiblement pas mécontent que le rugby vienne à nouveau occuper le plus gros des journées. Mais le pilier sait très bien que ces cinq jours ne seront pas pour autant une partie de plaisir : « Vahaa (Sébastien Vahaamahina, ndlr) connait Falgos, on en a parlé dans la chambre et il m’a dit que ça allait être la m….., enfin que ça allait être dur… ». Tous le disent, les organismes ne sont pas encore totalement remis d’un premier mois de préparation à la limite du supportable en matière d’intensité de travail. « On a beaucoup bossé la technique individuelle et le foncier, continue Rémi Lamerat. Maintenant, il faut qu’on retrouve nos automatismes et nos repères collectifs. »

Un entrainement ouvert au public à Perpignan

Pour l’instant, les joueurs ne connaissent pas encore le programme précis de ce stage mais ils savent qu’il doit servir à aborder le premier match de préparation contre l’Angleterre, samedi prochain à Twickenham, avec quelques certitudes dans leur jeu. Comme il y a quatre ans, le XV de France profitera de l’occasion pour effectuer un de ses entrainements à quelques kilomètres de là, sur la pelouse du stade Aimé-Giral de Perpignan. Un entrainement ouvert au public qui permettra aux joueurs d’aller à la rencontre de leurs nombreux supporters.

« C’est une région de rugby, ils sont souvent très nombreux à venir nous voir », explique Dimitri Szarzewski. « Avoir le soutien des gens, c’est plaisant, poursuit Gaël Fickou. Il n’y a pas si longtemps, c’est moi qui venais les voir et je sais les émotions que cela procure. Faire rêver les jeunes comme ça, voir les étoiles dans leurs yeux, c’est énorme, et évidemment ça donne beaucoup de plaisir et de responsabilités. » Le cocktail parfait en somme pour arriver sans complexe face aux Anglais.

D.G