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Les Blacks réagissent, et battent le XV de France

Le trois-quart aile toulousain a signé un essai extraordinaire samedi à Wellington.

Le trois-quart aile toulousain a signé un essai extraordinaire samedi à Wellington. - -

Après le succès du premier test-match à Dunedin (27-22), la France n'a pas réussi le doublé contre les All Blacks. Les Bleus s'inclinent 14 à 10.

Il a fallu attendre la moitié de la première période pour voir les All Blacks mener un premier temps de jeu accompli, et c’est Nonu servit par Rokocoko, qui aplatissait pour les hommes à la Fougère argentée (5-0, 25e) ; essai transformé par Donald (7-0). L’équipe de Graham Henry a occupé le terrain face à des Bleus qui n’ont eu qu’un drop de Traille (10e) et une pénalité de Dupuy (30e), ratés, à se mettre sous la dent. Le XV de France était gêné par les rafales de vent tournoyant dans le Westpac Stadium de Wellington, fébrile sous les chandelles. Trop de ballons rendus, un arbitre M. Jonker tatillon, le Coq était sur le reculoir. Une pénalité aux 45 m, suite à un gros travail défensif des Tricolores, redonnait la possibilité aux visiteurs de recoller au score. Las, il était écrit que ce ne serait pas le jour des buteurs (0/5 en première période pour les deux Donald et Dupuy). Peu avant de regagner les vestiaires, les Bleus semblaient être en passe de se refaire la cerise, mais le réalisme au pied des Blacks rassurait l’adversaire. Au moment où la sirène s’élevait dans les airs, Donald passait sa pénalité (8-0, 38e).

De retour sur le pré, l’encadrement du XV de France décidait de muscler le secteur des ballons portés en faisant rentrer Szarzewski et Domingo (en place de Servat et Barcella), et Chouly (Picamoles). Dupuy gâchait une nouvelle pénalité (45e), mais un mouvement d’école toulousaine entre Médard et Heymans sidérait le stade, et permettait aux Bleus de revenir à un point des Blacks (8-5, 42e), Dupuy rajoutant deux points au pied (8-7). Aidé en cette seconde période par un vent de derrière, le XV de France contestait la supériorité néo-zélandaise. Deux ballons arrachés sur des regroupements kiwis montraient le changement d’état d’esprit par rapport à la première période. Le secteur défensif allait-il tenir, alors que les deux formations s’acheminaient vers l’heure de jeu ? Les Bleus allaient-ils tenir ? Sous des trombes d’eau, Donald redonnait de l’air aux hommes en noir (11-7, 55e). Chabal sortait pour Martin, le capitaine de l’Aviron Bayonnais. Les Français retombaient dans leurs travers de la première période, en se débarrassant trop vite du ballon par de longs ballons au pied. Yachvili, rentré en jeu (60e), loupait complètement une pénalité qui aurait permis aux 22 français de revenir. Avec un 0/5, le bilan des buteurs tricolores est sans appel. McAlister, entré en jeu à la place de Donald, inscivait une nouvelle pénalité pour les Blacks (14-7, 60e), obligeant les Bleus à inscrire un essai pour garder espoir. Yachvili rajoutait trois points dans l’escarcelle tricolore (14-10, 66e). Les carences sur les mêlées ouvertes, l’absence de soutien sur les mauls, qui avaient pourtant fait la force des Bleus lors du premier test, limitaient pourtant les ambitions françaises. Un jeu au pied déficient et des sorties de ballons trop lentes annihilaient les chances d'un doublé français en Nouvelle-Zélande. L'exploit de la bande à Berbizier-Ntamack en 1994 n'a toujours pas été réedité.

La rédaction