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Les raisons d’un fiasco

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Le XV de France a subi la plus lourde défaite de l’histoire de ses test-matches en Afrique du Sud ce samedi (42-17). Face à des Springboks plus mordants, les Bleus ont oublié de jouer en début de rencontre. La suite ne fut que logique…

Après l’euphorie née au lendemain de la victoire dans le Tournoi des six nations, le XV de France est redescendu de son nuage. Brutalement. Les Bleus voulaient se tester face aux géants du Sud... Balayés 42-17 par une équipe sud-africaine solide et réaliste, ils ont pu mesurer le fossé qui sépare un champion d’Europe d’un champion du monde. Sans forcer leur talent, les Springboks ont donné une leçon à leurs hôtes français.

Dans un stade de Newlands épargné par le bourdonnement incessant des vuvuzelas, les hommes de Marc Lièvremont ont mis vingt bonnes minutes à se réveiller. Le temps d’encaisser deux essais et d’être menés 20-0. Le match était déjà plié. « On s’est tiré une balle dans le pied avec cette entame de match catastrophique », déplore le capitaine Thierry Dusautoir. La fatigue accumulée tout au long de la saison n’excuse pas tout. « On a senti plus de fraicheur chez nos adversaires », plaide Lièvremont. Pourtant parmi les quinze Sud-Africains titulaires samedi, treize participaient à la finale du Super 14 il y a deux semaines…

Dusautoir : « Je n’ai rien compris »

Si les Bleus ont bu la tasse sous le ciel voilé du Cap, ils le doivent surtout à leur manque d’engagement. Dépassés en mêlée, battus en touche, ils n’ont pas tenu la comparaison avec les joueurs de Peter De Villiers. « Ils nous ont puni sur chacune de nos erreurs. On leur donne la majorité des essais », peste Dusautoir.

Pénalisés tout au long de la partie, les Français ont également eu du mal à assimiler les nouvelles règles concernant le jeu au sol. « Je n’ai rien compris », admet le troisième-ligne du Stade Toulousain. Ce dimanche, ils ont pris la direction de l’Argentine pour y affronter les Pumas le 26 juin. Histoire de relever la tête et de prouver que cette débâcle sud-africaine n’était qu’une simple erreur de parcours.

Alexandre Jaquin