RMC Sport

Lièvremont : « C’est un cauchemar »

Marc Lièvremont n'a pas ménagé ses joueurs après la nouvelle défaite face à l'Argentine

Marc Lièvremont n'a pas ménagé ses joueurs après la nouvelle défaite face à l'Argentine - -

Le sélectionneur du XV de France, Marc Lièvremont, est revenu sur la tournée catastrophique des rugbymen français. Après leur défaite face à l’Afrique du Sud (17-42), les Tricolores ont connu une nouvelle humiliation face à l’Argentine (13-41).

Que ressentez-vous après cette cuisante défaite ?
C’est de la désolation, un champ de ruines. Je me demande comment on peut tomber aussi bas en quelques semaines. On vient de battre deux records de points, en Afrique du Sud puis en Argentine. J’imaginais une tournée compliquée il y a quelques semaines, mais descendre aussi bas et être à ce point ridicule, ça dépasse tout ce que j’avais imaginé. C’est un cauchemar.

Dans quel état d’esprit étaient les joueurs ?
Il y avait énormément d’appréhension avant ce match et je n’ai certainement pas su remobiliser le groupe comme il le fallait. On sentait malgré tout de l’application. Lorsque l’on a voulu durcir un petit peu les séances en mettant plus d’intensité, les gars ont répondu présents au maximum. Mais imaginer un record négatif à ce point-là, c’était évidemment impossible. Les Argentins jouent sur le même rythme que nous, on le sait bien. Nous n’avons donc aucune excuse.

Qu’est ce qui a pêché dans ce match ?
Un investissement collectif, dès l’entame du match, proche du néant. Certains joueurs, souvent les mêmes, ont su jouer à peu près à leur niveau. J’ai vu des joueurs totalement passifs, qui marchaient, complètement à côté de leurs pompes. En comparaison, le match face à l’Afrique du Sud était un match énorme. On a raté de nombreux placages, encaissé des essais ridicules. On a vu un seul joueur argentin passé en revue toute notre défense. L’incompréhension, malgré l’absence de certains joueurs, est que c’est ce même groupe globalement qui a gagné le Grand Chelem il y a quelques semaines et qui s’est montré aussi transparent dans cette tournée.

Laurent Depret à Buenos Aires