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Lièvremont : « Positiver le minimal »

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Après la défaite 34-13 lors du premier test-match contre l’Australie, l’entraîneur Marc Lièvremont espère que le XV de France relèvera la tête pour la seconde rencontre.

La jeunesse au pouvoir, ça continue… D’un autre côté, aviez-vous d’autre choix pour la composition du XV de France, Marc Lièvremont ?
On a toujours le choix. On ne s’est pas dit non plus qu’on allait envoyer la "classe biberon" au feu. C’est une forme de cohérence par rapport à ce qu’on a vu lors du premier test : la bonne entrée de Tillous-Borde et de Lacroix ; l’envie de voir Maxime Mermoz ; le bon match de Benjamin Thiéry ; la bonne complémentarité du trio Thiéry – Palisson – Janin… Ensuite, le choix du banc avec cinq avants et seulement deux trois-quarts condamne Benjamin Boyet et Damien Traille.

Les joueurs du numéro 9 au numéro 15 ont une forme de vécu ensemble…
Oui, ils sont issus de la détection française. Ils sont tous passés par Marcoussis, ils ont joué ensemble en moins de 18 ans, -19 ans, -20 et -21 ans avec des repères de jeu commun. Des amitiés se sont créées puisqu’ils ont passé pour la plupart un an ensemble à Marcoussis. Ils ont la même culture de jeu. Il y a déjà une forme de cohésion pour cette ligne de trois-quarts.

Même si l’heure n’est pas encore au bilan, avez-vous été déçu par certains lors de cette tournée ?
Il y a peut-être des choses qui ont moins bien fonctionné, notamment le trio 10-12-13, Benjamin Boyet – François Trinh-Duc – Damien Traille. Ce qui ne veut pas dire que ces trois-là sont mauvais individuellement. On connaît les qualités de Damien, même s’il n’a pas fait son meilleur match le week-end dernier. Du coup, cela a certainement déstabilisé un petit peu François Trinh-Duc qu’on avait essayé de déplacer au centre -ce qui ne veut pas dire non plus qu’il ne ferait pas un excellent premier centre-. Et pour son malheur, Benjamin Boyet a joué la "mauvaise" mi-temps.

Et du côté des points positifs ?
On est déterminé à positiver le minimal, car on avait un groupe assez hétérogène. Et même si l’équipe de France a perdu assez sèchement (34-13) ce match international, il y a quand même énormément de choses positives. Passés les premiers jours de récupération, on a eu à cœur de remotiver les troupes, de pointer toutes nos erreurs en 1ère mi-temps. Notre discours a été qu’on ne jouait pas ce match pour le gagner, mais en position de challenger pour limiter la casse. Et puis quand le match était perdu, à 34-6, on s’est aperçu qu’on pouvait nous aussi bousculer ces Australiens, même s’ils ont certainement un peu levé le pied.
On n’a pas envie de terminer cette tournée sur un sentiment de frustration. J’espère que les joueurs prendront conscience de leurs qualités et qu’ils auront les armes pour faire mieux lors du second test.

La rédaction avec Laurent Depret