RMC Sport

Michalak : « Je n’aimerais pas être à la place des Gallois »

Frédéric Michalak

Frédéric Michalak - -

Frédéric Michalak s’attend à un match engagé, samedi au Stade de France (18h), face à un XV du Poireau en mal de victoire depuis le sacre de l’an dernier. Mais pour l’ouvreur toulonnais, la victoire est impérative.

Frédéric, on sent une ambiance un peu lourde cette semaine à Marcoussis…

C’est normal, surtout après une défaite ! C’est l’équipe de France, on se doit d’être au meilleur niveau et on ne l’a pas été le week-end dernier (défaite en Italie, 23-18). On nous a tapé sur les doigts, c’est normal. Les entraîneurs nous ont crié dessus, c’est leur rôle. On essaie d’être plus investi à l’entraînement et de faire mieux ce week-end.

Les Gallois sont-ils dans la même position que vous ? Avec l’obligation de gagner…

Je n’aimerais pas être à la place des Gallois, qui ont perdu huit matchs d’affilée. Ils sont dans d’autres dispositions que nous. J’espère qu’ils ne vont pas se réveiller contre nous ! Leur situation doit être difficile à vivre, mais ce qui compte, c’est nous. Ça va être un match engagé, mais on a envie de le gagner.

La France va pouvoir compter sur le retour de Mathieu Bastareaud…

Je suis très content pour Mathieu, qui réintègre l’équipe de France. C’est un gros atout, on l’a vu avec Toulon où il a fait énormément de différences sur les un contre un ou même deux contre un, il arrive à passer. On est assez content d’avoir ce genre de joueur quand on est un 10...

Justement, les Gallois ont du répondant, notamment au centre…

Ils ont des équivalents au centre, très costauds, très physiques. Ils vont essayer de venir me défier dans ma zone avec du jeu à une passe. C’est le genre de choses qu’on aime faire, je le répète, quand on a Mathieu à côté.

Le triangle toulonnais 10-12-13 avec Mermoz et Bastareaud est-il un plus ?

On est dans des dispositions différentes parce qu’en équipe de France, les annonces, les plans de jeu, sont différents. Mais même si j’évolue un peu plus en 9 à Toulon, on se connaît pas mal, on évolue tous ensemble.

Propos recueillis par Laurent Depret