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Quand Mermoz vante la méthode d’Eddie Jones

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Centre d’un XV de France battu (21-31) par l’Angleterre samedi, Maxime Mermoz était l’invité de "Direct Laporte" sur RMC ce dimanche. Pour le Toulonnais, les joueurs tricolores doivent surtout se décomplexer pour retrouver leur rang parmi les meilleures nations d’Europe. Et se rapprocher du modèle… prôné par Eddie Jones avec l’équipe d’Angleterre.

C’est le jeu des bilans. Pointer ce qui ne va pas. Trouver des solutions. Pas facile avec ce XV de France, 5e du Tournoi des 6 Nations malgré ses clubs puissants, ses joueurs de bonne réputation et son coach expérimenté. Les faits comptables sont là. Les Bleus n’avancent pas. On met en cause la préparation, le calendrier, le manque de talent, les instances. Pour Maxime Mermoz, installé au centre de l’attaque tricolore par Guy Novès pendant ce Tournoi 2016, l’explication est beaucoup plus simple. Il s’agit d’abord de débloquer les têtes.

« On doit être décomplexé. C’est surtout psychologique. On sait tous jouer au rugby. On joue tous dans les grands clubs. Pour moi, la différence, c’est dans les têtes, juge Mermoz au micro de Direct Laporte sur RMC. Dans la volonté qu’on va mettre dans les matches. Surtout croire à ce que l’on fait. On se cache parfois derrière des excuses. Les grosses équipes n’ont pas plus de temps pour se préparer. Les Anglais ont quand même pris un gros sur la tête lors du Mondial chez eux. Eddie Jones, au lieu de tout révolutionner, il a gardé le même groupe. J’ai l’impression qu’il leur a juste fait un plan stratégique. Ils ont axé sur la conquête, le jeu au pied de pression. »

Mermoz : "Eddie Jones leur a dit d’y croire"

Pour étayer son propos, Mermoz décrypte le modèle anglais. « Je m’intéresse beaucoup à cette préparation mentale. Le haut niveau, tout le monde sait jouer au rugby. Ce que vont faire les joueurs ensemble, ce n’est pas tant de la technique mais surtout de la volonté. J’en ai parlé avec Owen Farrell dans les vestiaires après le match, raconte Mermoz. J’ai demandé ce qui avait changé avec Eddie Jones. Je pensais qu’il allait me parler de rugby. Il m’a juste dit « believe » (croire). On fait beaucoup de complexes. Il faut garder le projet de jeu qui est intéressant, mettre un peu plus de volonté et d’intelligence. »

la rédaction