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Rougerie : « On a été critiqués à juste titre »

Aurélien Rougerie

Aurélien Rougerie - -

Invité de l’émission RMC Sport, ce lundi, Aurélien Rougerie est revenu sur l’aventure des Bleus, finalistes lors du dernier Mondial en Nouvelle-Zélande. Le centre international reconnaît que certaines critiques étaient justifiées, mais veut surtout se souvenir des moments forts.

Aurélien Rougerie, depuis la fin de la Coupe du monde, vous n’avez quasiment pas eu de repos. Comment avez-vous vécu cette période ?

C’est un période intensive, surtout qu’on a eu un mois de décembre assez chargé avec la campagne européenne. Ça a été un peu difficile. Avec Clermont, on s’accroche derrière les Toulousains (leaders du Top 14) qui sont impressionnants de maitrise. Depuis le début de saison, on essaie de faire l’amalgame entre l’intégration de jeunes et les départs de certains cadres sur qui nous faisaient du bien (Thibaut Privat à Montpellier par exemple) et sur lesquels on s’appuyait. La mayonnaise a bien pris.

Que retenez-vous de la Coupe du monde ?

On retient l’aventure humaine. On est passé par toutes les émotions possibles et inimaginables. On se plait à dire qu’en quatre mois, on a vécu une vie d’homme. On a ressenti de la déception, des satisfactions, des joies, de peines, des frustrations et de la honte aussi… On a connu tous les sentiments.

« Je n’ai pas eu de contacts avec Philippe Saint-André »

Gardez-vous encore un goût amer de la finale perdue d’un point face aux All Blacks (8-7) ?

C’est le sport. Après le match, on est allé boire un coup dans un bar. Un supporter français m’a dit que nous ne méritions pas d’aller en finale mais nous méritions de la gagner. A l’inverse des Blacks qui méritaient de disputer la finale mais pas de la gagner. C’était bien résumé. On a été critiqués sur l’ensemble de la compétition. A juste titre vu le jeu qu’on proposait. On n’arrivait pas à se trouver dans le bon timing. Il fallait se remettre en place et s’appuyer sur des choses simples comme la défense. Ce qu’on a fait pour se qualifier en finale. Ça s’est bien passé.

Comment appréhendez-vous votre avenir en sélection ?

Il faudrait poser la question à Philippe Saint-André (nouveau sélectionneur, ndlr). Je n’ai pas eu de contacts particuliers avec le staff. J’attends patiemment. Je le connais un peu, on s’est souvent croisé mais on ne se disait que « bonjour-au revoir ». Je ne me pose pas trop de questions par rapport à ça. Je travaille tous les jours en club pour postuler.

Pensez-vous disputer la Coupe du monde en 2015 en Angleterre ?

Je ne sais pas si je vais faire partie des plans des sélectionneurs. Je vais tout mettre en œuvre pour en faire partie. Mais il faut d’abord que je fasse des bonnes performances avec mon club. Il reste encore quatre ans. Des jeunes sont en train d’émerger comme Wesley Fofana à Clermont ou d’autres ailleurs.