RMC Sport

Simon : « Cette équipe est névrosée, elle à la trouille »

-

- - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le XV de France s’est imposé dans la douleur face à l’Ecosse (17-19). Les Bleus ont donc encore leur destin en main pour remporter le Tournoi des VI Nations. Mais ont témoigné d’un inquiétant manque de confiance. Qu’il s’agira de reprendre pour espérer une victoire contre l’Irlande.

Les scènes de joie mesurées au terme de la victoire contre l’Ecosse parlent d’elles-mêmes. La victoire fait du bien, mais que ça a été compliqué, pouvait-on (presque) lire sur le visage des joueurs. Et pour cause. Après une déconvenue totale contre le Pays de Galles (27-6), les Français n’ont pas semblé avoir eu bien plus de maîtrise contre l’Ecosse (17-19). Une tendance qu’il conviendra d’inverser absolument pour croire en des jours meilleurs. « Brice Mach a complètement foiré son match. C’est terrible pour un talonneur de foirer la conquête. C’est collectif mais c’est vrai qu’on a vu un manque d’assurance dramatique dans les lancers en touche. C’est une équipe qui est très bonne individuellement, mais pas collectivement. Elle a la trouille, ça se voit. Elle est complètement névrosée, étriquée

Alors je ne veux pas dédouaner les joueurs mais il faut rappeler que le rugby français marche sur la tête aujourd’hui, avec cette guerre entre les clubs et la fédération. En sport collectif, la psychologie collective, l’assurance, la croyance en la force d’une équipe est primordiale. Or, dans mon canapé, je me suis dit que ça partait en cacahuète face à l’Ecosse. On voit bien que dans le regard des mecs, il n’y a pas le crédit de confiance qui permet de surpasser les doutes. »

« C'est eux qui seront laminés à la fin »

« On parle de l’essai de Yohan Huget, mais le premier inscrit par les Ecossais est aussi casquette, c’est le cirque Pinder. Une équipe qui a confiance, qui est installée, elle avale ça et elle repart. Là, elle a dû se dire que ça recommençait comme contre le Pays de Galles. Finalement, tout le monde baisse la tête et chacun s’en remet à une partition plus ou moins solitaire sur le terrain, ce qui, évidemment, ne fonctionne pas. 

On peut critiquer, je ne dédouane pas les joueurs. Mais je pense que cet état de névrose, de blocage, de peur, ils devraient se l’approprier. Il faut qu’ils disent qu’ils en ont assez de ce contexte politico-sportif qui les bloque. Il faut qu’ils prennent leur destin en main, qu’ils mettent tout le monde à dix mètres et qu’ils leur fassent comprendre que c’est eux qui seront laminés à la fin. »

A lire aussi : XV de France - L'état d'esprit est-il suffisant ? Charvet : "Il n'y a pas d'âme dans cette équipe" Saint-André doit-il maintenir Plisson face à l'Irlande ?

La rédaction