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Rougerie : « Les vacances attendront »

Tout auréolé de son titre national avec Clermont, Aurélien Rougerie compte briller lors de la tournée estivale des Bleus.

Tout auréolé de son titre national avec Clermont, Aurélien Rougerie compte briller lors de la tournée estivale des Bleus. - -

Champion de France avec son club de Clermont, le capitaine auvergnat se dit très motivé par la tournée du XV de France dans l’hémisphère sud. A un an de la Coupe du monde.

Aurélien Rougerie, n’est-ce pas trop dur de retrouver les Bleus quelques jours à peine après votre titre de champion de France avec Clermont ?
On a eu le temps de bien fêter ça pendant trois ou quatre jours. On est d’ailleurs arrivé ici un peu bancals. Mais on n’a pas fait que des nuits blanches non plus (sourire). Le staff a bien assimilé cette donne et nous a laissé récupérer. On se remet doucement en route. On pourra ensuite se préparer pour ces test-matchs.

Une tournée de fin de saison s’aborde-t-elle différemment ?
On ressent forcément un peu de fatigue. Mais on reste sur les acquis physiques, techniques et tactiques de l’année écoulée. On va essayer de jouer sur tout ça pour contrarier les « Sud-Afs » (le 12 juin au Cap) et les Argentins (le 26 juin à Buenos Aires). Se dire qu’on part en tournée avec l’équipe de France suffit à notre motivation. A un an du Mondial, on a tous envie de prouver qu’on peut prétendre à une place dans le groupe. On aura tout le temps de penser aux vacances après.

Vous disputerez votre premier test-match au lendemain du match d’ouverture de la Coupe du monde de football. Est-ce frustrant de passer au second plan ?
Non, pas du tout. L’Afrique du Sud reste une terre de rugby et on sera tout de façon remarqué. Même dans le cas contraire, ce n’est pas grave du tout. Ils organisent la compétition mondiale la plus importante du foot alors que, pour nous, ça reste un test-match.

Il se dit que ceux qui ne disputeront pas le premier test pourraient aller voir le premier match de l’équipe de France (le 11 juin contre l’Uruguay, ndlr). Ça pourrait atténuer la déception…
Oui, peut-être. Je souhaite bonne chance aux Bleus mais je préfère faire partie de ceux qui n’iront pas les voir (sourire).

S.O.