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« Allumez le feu » au derby

Sireli Bobo

Sireli Bobo - -

Le Stade Français et le Racing Métro 92 vont se défier pour la première fois sur la pelouse du Stade de France ce samedi(16h15). Entre les deux clubs de la capitale, pas d'animosité particulière, simplement l'envie de s'imposer. Question de suprématie parisienne oblige.

Quelques minutes avant le choc Stade Français – Racing Métro 92, il sera là. En chair et en os. Alors que les trente acteurs seront prêts à en découdre, la star se présentera devant près de 70 000 fans sur cette pelouse dionysienne qu’il connaît si bien. Sans sa guitare, ni son micro fétiche, Johnny Hallyday donnera alors symboliquement le coup d’envoi de ce cinquième derby parisien. Un coup fantastique réalisé par les dirigeants du Stade Français. « Ah ben je ne savais même pas qu'il y avait Johnny Hallyday ! (rires) C’est fou ! », glisse, très étonné, le deuxième ligne du Racing, Lionel Nallet. 

Eternel Stade Français. Même Max Guazzini a cédé sa place au chef d’industrie Thomas Savare, le club perpétue son image glamour. Pas sûr, pour autant, que cela suffise à animer un derby qui a bien dû mal à passionner. « Il n’y a aucune raison d’avoir la haine, assène le deuxième ligne du Stade, Pascal Papé. Après les gens sont curieux, ils appellent ça le nouveau derby, le derby du Nord. Mais on n’est pas sur la côte basque. On est à Paris. C’est une grande ville et les gens ne vivent pas que pour le rugby. Du coup, on n’a pas une énorme pression. »

Parisse chambre les joueurs du Racing !

Le Racingman Lionel Nallet, lui, évoque cette confrontation avec des mots différents : « Ce qui est particulier, c'est de jouer dans ce Stade de France. C'est un bel événement. En plus, ce sera contre le Stade Français qui semble avoir retrouvé du punch. Toutes les conditions sont réunies pour se faire plaisir lors de ce derby ». Seul Sergio Parisse se risque à un zeste de provocation. « On a un palmarès un peu plus important qu’eux, lance le troisième ligne du Stade Français. Même s’ils ont beaucoup d’ambition, les joueurs du Racing doivent gagner des titres pour être crédibles. »

Treize fois champion de France, le Stade Français mène largement aux points. Moribonds la saison passée, les coéquipiers de Felipe Contepomi espèrent empocher un quatrième succès de rang face au voisin de Colombes. Envisageable d’autant que le Racing a connu une semaine tourmentée avec le remplacement de l’adjoint Simon Mannix par Gonzalo Quesada. « C'est toujours difficile de perdre quelqu'un en cours de saison, résume Lionel Nallet. Simon (Mannix) était apprécié par les joueurs et ce n'est pas évident. Mais vu nos résultats en dents de scie, je pense que le président et Pierre (Berbizier) ont voulu insuffler quelque chose de nouveau. Après, Gonzalo (Quesada) est quelqu'un que j'apprécie énormément ». Mais sur la pelouse dionysienne ce samedi, plus de place pour les sentiments. La suprématie de la capitale est en jeu.

Florian Fieschi avec RP