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Au Racing-Métro, le putsch attendra

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Au lendemain du vote réclamant le départ de Pierre Berbizier, les joueurs du Racing se sont entrainés normalement ce vendredi avant de partir pour Clermont, où ils jouent ce samedi (14h30). Si rien n’a filtré côté joueurs, le président Lorenzetti l’a affirmé : il n’y aura pas de révolution. Pour le moment ?

A tous ceux qui attendaient une explosion de verve démocratique et contestataire, les joueurs du Racing ont répondu ce vendredi matin par un sourire silencieux. Sans doute amusés par l’inhabituelle agitation qui régnait à la Croix de Berny, les Racingmen ont joué les filles de l’air devant les nombreuses caméras. Ils se sont dirigés sans un mot vers la pelouse synthétique gelée du Plessis Robinson pour un ultime entraînement avant un déplacement périlleux à Clermont ce samedi (14h30), pour le compte de la 17e journée de Top 14. « On ne pense qu'au match de Clermont et il faut qu'on y pense tous ensemble », s’est contenté de lâcher l’ailier italien Mirco Bergamasco.

Un entrainement dirigé par Pierre Berbizier, comme l’a confié Jacky Lorenzetti qui occupait seul l’espace médiatique après la déflagration du vote anti-Berbizier de jeudi. Le président ciel et blanc s’est d’abord montré goguenard : « Je suis bien serein. La vie est belle. Il fait bien froid, ça pique le nez. Il y a du soleil », avant d’attaquer le vif du sujet. « Il n'y a jamais eu de putsch, a révélé Lorenzetti. On s'est expliqué sereinement avec les joueurs. Ils ne m'ont demandé la tête de personne. Ils ont exprimé un certain nombre de problèmes. »

Lorenzetti : « On n’est pas autiste, on a entendu le message »

Grand patron (il est le fondateur de Foncia) habitué aux conflits, Jacky Lorenzetti marche sur des œufs et se contente pour l’instant de jouer la montre. « On n'est pas autistes, il y a un message qui est passé. Le président l'a entendu, le staff aussi. Les choses ne vont pas rester comme ça. Mais si vous voulez me faire dire que je vais virer Pierre Berbizier, vous en serez pour vos frais ! » Un Berbizier combatif, à qui il a néanmoins déconseillé de lire la presse du jour : « Je l'ai appelé. Je lui ai dit : ‘Surtout prends un croissant, un bon café et ne lis pas les journaux, ce n'est pas bon pour ton cœur !’ »

Les dirigeants du Racing doivent se réunir après la rencontre face à Clermont afin de proposer des solutions au groupe. En attendant, Berbizier a préféré prendre sa voiture plutôt que le bus des joueurs pour se rendre à la gare, avant le départ pour l’Auvergne. Malgré les protestations d’usage, le divorce semble bel et bien consommé…