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Bernard Laporte président de la FFR: pour Ugo Mola, "le rugby français avait besoin que ça bouge"

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Nouveau président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte suscite déjà beaucoup d’attentes. C’est le cas à Toulouse, qui souhaite voir la future cohabitation entre son ancien entraîneur historique Guy Novès et le nouvel homme fort du rugby tricolore.

Depuis samedi, c’est lui le nouveau visage du ballon ovale en France. Le nouveau patron, le nouvel homme fort. Après avoir porté la casquette d’entraîneur du Top 14 puis celle de sélectionneur du XV de France, Bernard Laporte est devenu, et pour les quatre prochaines années, le président de la Fédération française de rugby, succédant à Pierre Camou. Et l’intéressé n’a pas traîné pour donner quelques grandes lignes de son programme : abandonner le projet de Grand Stade, redonner la parole aux clubs, se rapprocher des équipes amateurs, qu’il a prévu d’aller voir une fois par semaine, ou encore reprendre le dossier de l’organisation de la Coupe du monde 2023 en France.

Le projet du Grand Stade, Novès... les premiers mots forts de Bernard Laporte

Un discours frais, des idées fortes, voilà ce dont avait besoin le rugby français selon l’entraîneur du Stade Toulousain, Ugo Mola. « Le rugby français avait besoin que ça bouge. Je pense qu’il fallait que ça bouge parce que notre génération bouge, parce que le rugby professionnel bouge, estime le technicien, interrogé à l’issue de la victoire des siens ce dimanche face à Brive (30-12). Parce qu’il y a des règles, qui ne sont pas toujours respectées. Il y a des clubs amateurs qui nous fournissent beaucoup de jeunes dans les écoles de rugby. Donc il ne faut pas les snober. Mais dans tous les cas, on sera tous attentif à ce qu’il se passera. » Comme le manager du CA Brive, Nicolas Godignon.

« Avec Novès ? Ils vont mettre un peu d’eau dans leur vin »

« Il y a beaucoup de dossiers, la formation, le rugby amateur, les clubs professionnels, la ligue, les comités, énumère l’entraineur briviste. Il a annoncé beaucoup de choses donc après, je ne sais pas dans quel ordre il va attaquer. Quelles sont ses priorités ? Il a clairement dit que le stade en était une. On verra encore jusqu’où ça va aller mais quoi qu’il arrive, je pense qu’il faut toujours se dire que le changement peut être salutaire. Après, il faut se donner les moyens et puis surtout mettre des actions en place. Pas trop de démagogie, beaucoup d’actes. »

Dans les rues de Toulouse, on n’en attend pas moins de Laporte. C’est le cas de Jean-François, qui espère que la réforme sur les étrangers en Top 14 sera maintenue. « Qu’il fasse ce qu’il a dit, qu’on essaie de diminuer leur nombre, de façon à ce que l’on ait des jeunes Français qui éclosent pour l’équipe de France » glisse ce chauffeur-livreur de 41 ans. Antoine, lui, est plus préoccupé par la future cohabitation entre Bernard Laporte et l’entraîneur du XV de France Guy Novès. « C’est vrai que ce sont deux caractères peut-être un peu différents. Mais je pense qu’ils vont mettre un peu d’eau dans leur vin et je pense que ça peut le faire », assure ce jeune entrepreneur de 33 ans. « Il faut qu’ils s’écoutent surtout, souligne Lucie, supportrice indéfectible du XV de France. Que Bernard Laporte écoute Novès et que Novès fasse pareil avec Bernard Laporte. Mais pas chacun dans leur coin parce que ça ne pourra pas marcher. » Les deux hommes sont prévenus…