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Biarritz : La crise, quelle crise ?...

Benoit Baby veut croire en des jours meilleurs

Benoit Baby veut croire en des jours meilleurs - -

Actuelle lanterne rouge du Top 14, Biarritz vit un début de saison catastrophique. Même si les joueurs réfutent l’idée même de crise, la situation actuelle du BO n’incite guère à l’optimisme.

Un calendrier démentiel

Six matches, cinq défaites, dont deux revers à domicile. Voilà comment Biarritz s’est mis dans une situation particulièrement inconfortable. Dernier du Top 14, le BO compte désormais cinq points de retard sur Bayonne, premier non relégable. Pas question pour autant de parler de crise. Notamment parce que les Basques ont déjà affronté Clermont, Montpellier, Toulouse et Toulon, soit quatre candidats aux places européennes. Et comme signe d’encouragement, Didier Faugeron et ses hommes notent que les cinq points glanés l’ont été contre Clermont et Montpellier. « Est-ce une contre-performance de perdre contre Toulon ? », s’interroge l’entraîneur. « Le plus important est le match suivant. Pour nous, c’est Grenoble. Ce qui est passé est passé et les points qui sont à prendre sont devant, pas derrière », reprend Benoît Baby.

Des cadres vieillissants

Les joueurs de Biarritz ne sont pas devenus nuls du jour au lendemain. Bien au contraire. Simplement les Traille (34 ans), Yachvili (33 ans), Harinordoquy (33 ans), ou encore Peyrelongue (32 ans) accusent le poids des années. Ces quatre-là ont longtemps été le ciment du BO. Et quand les choses ne tournaient pas rond, ce sont souvent eux qui débloquaient la situation. Mais malgré les 49 points inscrits par Dimitri Yachvili depuis le début de la saison, ces hommes forts de Biarritz ne pourront y arriver tout seuls. Surtout que la saison ne fait que commencer et que par le passé, les blessures ont souvent jalonné leur parcours.

Une infirmerie bien pleine

La liste des joueurs qui squattent l’infirmerie basque fait froid dans le dos. Balshaw (genou), Broster (genou), Burotu (cheville), Dubarry (omoplate), Gimenez (ischios), Heguy (pied), Lesgourgues (ischios), Lund (mollet), Marie (cheville), Pietersen (quadriceps) sont tous out. Et pour ne rien arranger, c’est Raphaël Lakafia qui manquera les deux prochains mois en raison d’une opération à une hernie discale. Seule bonne nouvelle, le retour d’Imanol Harinordoquy qui avait manqué tout le début de saison en raison d’une blessure à un genou. Du coup, ce sont les jeunes qui s’y collent. « C’était compliqué parce que tout le monde nous annonçait avec 40 ou 50 points dans la musette, se félicitait Julien Peyrelongue malgré la défaite de samedi à Toulouse (31-7). On a demandé à l’équipe de respecter le maillot qu’il portait. Chaque joueur devait jouer pour le copain d‘à côté. »

Des moyens financiers amoindris

Il y a 2 ans, Biarritz était également dernier avec une série de 10 défaites de rang. Ce qui n’avait pas empêché les Biarrots de se maintenir. Il faudra néanmoins réagir ce samedi contre Grenoble. Grenoble qui est l’autre club soutenu financièrement par le grand argentier du rugby français, Serge Kampf. Alors, quand le club isérois a obtenu son billet pour le Top 14, Kampf a décidé de ne pas choisir. Pour se mettre en conformité avec la loi, il a décidé de se désengager de Biarritz et Grenoble. Détenteur de 46% du capital du BO, il a revendu ses parts à des actionnaires déjà dans le capital. Pas certain qu’ils aient la même capacité financière que le fondateur du groupe CapGemini.

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PTa avec PL à Biarritz