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Biarritz, la peur aux Basques

Imanol Harinordoquy

Imanol Harinordoquy - -

Privé de Dimitri Yachvili, blessé, le BO ne doit surtout pas se manquer en terre catalane ce vendredi soir (20h45). En cas de succès salvateur contre Perpignan, le BO, treizième et relégable, s’extirperait de la zone rouge.

Biarritz commence à connaître la chanson. Comme durant la dernière Coupe du monde où près de cinq joueurs avaient déserté le collectif biarrot (Barcella – Harinordoquy – Lakafia – Yachvili – Traille, ndlr), les Basques se voient pénaliser par l’équipe de France. Cette fois-ci, c’est Dimitri Yachvili (lumbago) qui est rentré blessé de Marcoussis. « Le club paie un très lourd tribut à l’équipe de France, assure Patrice Lagisquet, entraîneur du BO mais aussi adjoint de Philippe Saint-André chez les Bleus. Même si je suis mal placé pour critiquer avec ma double casquette, je trouve que ça fait mal au ventre. Ça fait quand même près d’une dizaine de matchs que ‘Yach’ ne peut pas jouer. Son absence complique beaucoup de choses. Pour nous, c’est très cher payé ». 

Harinordoquy : « Il ne nous manque pas grand-chose »

En attendant, même si l’absence de Yachvili est préjudiciable, il y a quand même un match à disputer lors de cette 18e journée de Top 14. Et celui-ci est crucial pour les Biarrots. Contre Perpignan, autre formation à la lutte pour le maintien en Top 14, les Basques n’ont pas le droit à l’erreur. L’expérimenté capitaine, Imanol Harinordoquy (31 ans) le sait mieux que personne : « Oui, la pression sera là, confirme-t-il. A nous de trouver un compromis pour la gérer au mieux. Mais il ne nous manque pas grand-chose parce qu’on arrive à jouer au rugby. Sur le terrain, on ne voit pas des mecs qui ont peur. Dès le coup d’envoi, ce sera à nous d’agir ». « C’est un match avec une grosse pression, reprend Patrice Lagisquet. Mais cette rencontre ne va pas conditionner notre maintien ou notre descente. Il faut qu’on garde la tête froide ». 

A la veille d’affronter Perpignan au stade Aimé-Giral, les Basques ont opté pour le bus pour se rendre jusqu’en terre catalane. Un voyage long de six heures durant lequel les protégés de Patrice Lagisquet ont eu le temps de penser à autre chose qu’au rugby. « Heureusement qu’il y a les jeux de cartes », s’amuse le deuxième-ligne Arnaud Héguy. Nul doute qu’en cas de défaite, le trajet retour risque d’être très long…