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Biarritz respire encore

Patrice Lagisquet

Patrice Lagisquet - -

Le club basque, toujours dernier du Top 14, a eu le bon goût de finir l’année par un succès face à Toulon (25-6), première étape vers l’improbable maintien. La fête est en revanche gâchée pour le RCT, qui chute du podium.

Pour les bonnes résolutions, les Biarrots n’auront pas à chercher bien loin : le maintien les comblerait, même arraché à la dernière seconde de la dernière journée. Le succès remporté hier à Aguiléra face à Toulon les met, enfin, sur la bonne voie. Ils sont toujours derniers de la classe mais ils ont produit samedi leur meilleure prestation de la saison. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. « On espérait faire un bon match pour passer une meilleure soirée. Ca va nous faire du bien », a savouré Dimitri Yachvili, dont c’était la première titularisation depuis son retour de la Coupe du monde.

En mode commando, les Basques avaient prévu, quelle que soit l’issue du match, de passer le réveillon ensemble. On n’osait imaginer l’ambiance en cas de défaite… Mais c’est bien une troupe rigolarde et soudée qui allait pouvoir se déhancher toute la nuit sur une play-list « spéciale 80’s ». Des chansons de circonstance, comme « The Final Coutndown » (le décompte final) ou « En rouge et Noir » (les couleurs toulonnaises), les inspireront sûrement sur le dancefloor.

Bayonne est à trois points

Signe de renouveau, le président Serge Blanco est descendu dans les vestiaires porter la bonne parole. Même Patrice Lagisquet, qui avait promis sa démission en cas de nouveau revers, y allait d’un petit sourire après ce troisième succès de la saison. « Les joueurs ont pris conscience de l’urgence dans laquelle le club se trouve. Ce n’est pas une renaissance, mais un premier pas », a d’ailleurs glissé le technicien. Guidé par Dimitri Yachvili, Biarritz a pris l’affaire par le bon bout. Vent dans le dos, ils infligeaient aux Toulonnais, amorphes, un méchant fanny à la pause (19-0), grâce notamment à l’essai de Marcelo Bosch et à l’adresse de Yachvili au pied (17 points au total). « Biarritz a fait un très gros match et on leur a facilité la tâche, regrettait Bernard Laporte. Mais je ne vais pas les priver de dinde », souriait finalement le manageur varois.

Le deuxième acte était presque anecdotique : Toulon est resté transparent - malgré les premiers pas du deuxième-ligne sud-africain Bakkies Botha - et Biarritz a géré. Sans se faire peur. Un scénario inédit cette saison que les Basques voudraient bien réécrire à chacun des douze travaux qu’il lui reste à accomplir. Mais avec ce si précieux succès, ils ont déjà réduit de moitié leur retard sur le premier non-relégable : trois points seulement les séparent désormais de… l’Aviron Bayonnais.

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Le Stade Français puni|||

Bordeaux-Bègles a sèchement mis fin à la série de quatre victoires consécutives du Stade Français, ce samedi. Dans un stade Chaban-Delmas bouillant, les Bordelais ont surclassé les Parisiens (39-6) en inscrivant cinq essais en deuxième période. Un succès qui donne une grosse bouffée d’oxygène aux Girondins, désormais neuvièmes après les échecs de Perpignan à Castres (33-6) et de Brive à Agen (15-9). Grâce à son match nul face à Clermont (6-6), Lyon, premier relégable, revient à deux points de Bayonne, premier non relégable. Agen, cinquième, fait son retour dans le Top 6. Quant à Castres, bonne opération puisque le CO s’invite dans le trio de tête.