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Blanco : « On est capable de renverser certaines situations »

Serge Blanco

Serge Blanco - -

DOCUMENT RMC SPORT. Le Biarritz Olympique reçoit Oyonnax ce samedi (18h30) pour le compte de la 17e journée de Top 14. Malgré une dernière place du Top 14 et les 16 points de retard sur le premier non relégable, son président, Serge Blanco, croit encore au miracle.

Serge, vu la situation actuelle du Biarritz Olympique, y a-t-il encore des raisons d'espérer ?

La section rugby a été touchée à plusieurs reprises. Dans les années 80 une première fois, et une deuxième fois dans les années 90. On s’est toujours relevés, on est toujours repartis. Aujourd’hui, il faut construire ou reconstruire. Il reste dix matches. Sur ces dix matches, tant qu’on est susceptible de rester, on va se battre. On va tout faire pour rester au plus haut niveau.

Comment envisagez-vous une éventuelle descente en Pro D2 ?

Il y a des grands clubs qui ont connu de telles mésaventures. Pour ne pas les citer, le Racing, l’Aviron Bayonnais, Agen, Toulon et bien d’autres… Tel le phénix, il faut renaître de ses cendres et repartir. Après, on n’est pas encore en bas. Une fois qu’on sera en bas, on tirera un constat. Et on fera en sorte de se remotiver.

Avec du recul, comment analysez-vous la première partie de saison du BO ?

Si je fais le compte véritable, on s’aperçoit qu’il y a un certain nombre de matches qu’on a perdus et qu’on a laissé des points en route ici, à Biarritz. Et ce sont des cadeaux. Mais bon, comme dans toutes mes aventures, je pense que psychologiquement, ça ne doit pas être évident et qu’on y pense. On avance, tout va bien, et puis tout d’un coup, on ne sait pas pourquoi il y a un ressort qui casse. On ne sait pas pourquoi, mais on n’arrive pas à le réparer assez vite. On ne joue pas bien des deux contre un, on oublie des coéquipiers, on se fait contrer. Il y a un nombre de mésaventures qui se renouvellent trop.

Êtes-vous résigné ?

Je vais vous dire, franchement, j’ai eu des fêtes de fin d’année qui ont été difficiles parce que j’ai été malade. J’ai eu une bonne bronchite ou je ne sais pas quoi. Ça m’a permis de réfléchir et de me remotiver. Donc je peux vous dire qu’on se battra jusqu’au bout. Le discours que j’ai eu avant le match, je pense que les joueurs y ont perçu une envie féroce dans la continuité et dans le fait de pouvoir léguer quelque chose de viable aux gens qui vont nous suivre. Il y a de quoi réaliser quelque chose de fort. On est capable de renverser certaines situations, il faut se battre quoi ! Mais le tout, c’est qu’on se batte tous sur la même longueur d’onde.

Seize joueurs sont en fin de contrat et les rumeurs enflent quant à leur prochain départ. Les sentez-vous assez concernés ?

On sait qu’il y en a qui vont partir, et on sait qu’il y en a d’autres qui vont arriver. Et puis, il y en a qu’on va pousser dehors et d’autres qu’on va vouloir garder. Ça fait partie d’un système qui est aujourd’hui à considérer comme étant tout à fait normal. C’est normal que des joueurs soient convoités. Maintenant, ce qui est anormal, c’est que ces joueurs ne fassent pas le maximum avant de partir du club. Mais je pense qu’on leur fera comprendre qu’il faut vite faire le maximum…

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La rédaction