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Blanco : « On ne joue pas dans la même cour »

Serge Blanco

Serge Blanco - -

Le président du Biarritz Olympique allume généreusement ses voisins bayonnais à quelques heures du derby basque, ce samedi (15h30) à Anoeta.

Serge Blanco, ce derby contre l’Aviron Bayonnais à cinq journées de la fin va-t-il être décisif dans la course aux phases finales ?

C’est un match décisif, bien sûr. Mais s’il devait y avoir un résultat négatif pour Biarritz, ça ne voudrait pas dire que la compétition serait finie. Je pense sincèrement que ce serait plus problématique pour l’Aviron Bayonnais que pour le Biarritz Olympique. Ça nous mettrait dans une situation un peu plus périlleuse. Si l’Aviron perdait, là, ce serait difficile. Mais chacun ses problèmes…

L’Aviron a reçu Toulouse à Anoeta le 5 mars (19-13). N’avez-vous pas peur qu’ils aient pris leurs repères ?

Sur la feuille de match, on est censé recevoir. S’ils sont à la maison, tant mieux, ils joueront mal (ndlr, trois défaites à domicile cette saison). C’est la dixième fois qu’on foule ce terrain. Eux, la deuxième. On a une autre histoire. On ne joue pas dans la même cour.

« On entre dans une nouvelle dimension économique »

Pourquoi avez-vous décidé de délocaliser une nouvelle fois ce derby ?

J’ai un club à gérer, un stade qui est trop petit. Quand vous avez un stade qui ne peut accueillir que 13 500 personnes, je serais bien bête de me passer d’une manne financière que l’on multiplie par deux, voire 2,5. Il n’y a pas de secret. Je ne suis pas là pour faire comme mes amis d’à côté (ndlr, Bayonne), dire qu’on a rempli le stade Anoeta. Je suis là uniquement parce que dans mon budget prévisionnel, il y a des recettes à tenir. Il faut que je les tienne pour pouvoir continuer à vivre l’année prochaine.

Jouer à San Sebastian, c’est aussi un beau symbole pour le Pays basque ?

On donne la possibilité à des milliers de gens de venir voir le derby, son ambiance. Aller à San Sebastian, c’est toujours une fête. Les gens partent le matin. Le match va finir vers 17h30. Tout ce beau monde va repartir chez soi, les rues de Biarritz vont être noires de monde le soir. Les commerçants vont être heureux, ça va consommer. Et à Bayonne aussi. On rentre dans une nouvelle dimension économique. Un club, ça pèse lourd dans une ville comme Biarritz.

Propos recueillis par Olivier Schwarz