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Castres, un titre à crédibiliser

Castres Olympique

Castres Olympique - -

Sacré en juin dernier pour la quatrième fois de son histoire, Castres remet son titre de champion de France en jeu, dès samedi à Perpignan (18h30). Toujours, malgré sa superbe campagne, dans la peau de l’outsider.

La saison dernière, on ne les voyait pas venir. Qui ça ? Les Castrais bien sûr. Habitués des phases finales et des demies, qu’ils venaient de disputer consécutivement en 2011 et 2012, les Tarnais semblaient condamnés à la passe de trois face à Clermont. Que nenni. Les Auvergnats, comme les Toulonnais lors du grand verdict final, n’ont pu s’opposer à la soif de vaincre de joueurs désireux d’offrir des adieux triomphants à leurs entraîneurs, Laurent Labit et Laurent Travers.

Deux mois et demi après le titre du CO, les emblématiques techniciens sont partis exercer leurs talents au Racing-Métro. De même que Romain Teulet et Joe Tekori (Toulouse), deux cadres de l’effectif. Le deuxième ligne international écossais Richie Gray et ses 2m06, le demi de mêlée montpelliérain Julien Tomas et l’ailier surpuissant de Lyon, Rémi Grosso, sont venus grossir les rangs de Castres, qui aura donc conservé l’essentiel de son groupe. Et de son potentiel. Pour autant, on n’attend pas plus ce CO qui défend son titre dès samedi, à Perpignan (18h30). « Depuis le temps qu’on nous donne le statut d’outsiders, je pense que ça ne va pas changer cette saison bien qu’on soit champions de France en titre », affirme l’Uruguayen Rodrigo Capo Ortega.

Capo Ortega : « Montrer aux gens qu

Evaluation légitime sur le papier. Le budget de l’exercice 2013-14 sera sensiblement le même que le précédent. Le rapport de force avec les ténors (Toulon, Toulouse, Clermont, Racing-Métro) toujours aussi conséquent. Et la greffe n’est pas assurée avec le nouveau duo d’entraîneurs, Serge Milhas et David Darricarrère, désireux de ne pas révolutionner les principes de jeu établis par leurs prédécesseurs… mais forcément sous pression au moment de leur succéder. « On ne tient pas compte de ça, affirme Darricarrère. On essaye de se fondre dans l’état d’esprit du groupe, mais si on a été choisis, c’est qu’on lui correspondait déjà. Après, il faudra forcément qu’on amène notre patte. Mais le gros du travail est là. »

La motivation aussi. Celle de défendre ce quatrième Bouclier de Brennus. Même pour les nouveaux. « C’est vrai que le Bouclier a permis à tous les joueurs de prendre conscience qu’il y avait un gros potentiel, confirme Julien Tomas. L’étiquette de champion n’est jamais facile à porter. Mais les joueurs ont tous envie de montrer que ce titre a été gagné avec les tripes. » Comptez sur les Castrais pour le défendre tout aussi farouchement. Un brin agacé par le manque de considération autour du potentiel de son équipe, Rodrigo Capo Ortega a déjà annoncé la couleur. « Un peu de respect quand même ! Ce n’est pas que ça m’agace mais c’est un manque de respect, parce qu’on s’est tellement battus pour ça malgré les commentaires. On est champions de France et je pense que parfois il vaut mieux se taire plutôt que d’avoir tort. Mais nous on va bien montrer à ces gens-là qu’ils ont tort. » L’USAP et les douze autres adversaires des Castrais cette saison sont prévenus.

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A.D avec W.T