RMC Sport

Galthié : « On s’attend à vivre l’enfer »

-

- - -

Montpellier se déplace à Castres ce samedi (16h25) pour un match de barrage dont le vainqueur ira en demi-finale du Top 14. Ce serait une première pour les Héraultais. Leur entraîneur mesure l’ampleur de la tâche.

Fabien, à quel accueil vous attendez-vous dans un stade Pierre-Antoine réputé forteresse imprenable ?

On s’attend à vivre l’enfer. On ne voit pas comment on va aller gagner là-bas. Ils n’ont pas perdu un match à domicile. L’environnement est très hostile. Petit stade, public très proche qui met la pression sur l’arbitrage… J’espère que l’arbitre nous sortira un grand match avec ses juges de touche, qu’il ne sera pas influencé par la pression sinon on n’existera pas. Jacques Fouroux (ancien capitaine et sélectionneur du XV de France, ndlr) disait : « A ce niveau là, il vaut mieux un bon arbitre qu’une bonne équipe… ». Si on fait un exploit, on gagnera peut-être. 

On ne vous attendait pas à ce niveau…

On nous avait promis autre chose. En sport, il n’y a pas de vérité, on peut faire des choses impossibles, imprévues. Si on aborde cette rencontre comme le match bonus, on va charger. On va remplir les valises. Ceci dit, quand on part en vacances, on remplit les valises. Si on gagne, on continue à rêver. Si on perd, on part en vacances.

Quels conseils allez-vous donner à vos joueurs, qui pour la plupart n’ont pas l’expérience des phases finales ?

Il faut maîtriser l’émotionnel. Il faut garder de la distance par rapport à l’événement. Il y a une forme de maturité, de froideur qu’il faut avoir. L’émotion existe, qu’on ait 20 ou 30 ans. Parfois, on la contrôle et on s’en sert. Parfois elle nous dessert.

Vous allez retrouver Laurent Labit, entraîneur de Castres que vous avez longtemps côtoyé sur le terrain à Colomiers…

Laurent, c’est mon ami. Il fait un super boulot, c’est un super mec. On était en chambre ensemble, il me prêtait sa brosse à dents... (sourire) Il est très rangé. Il se peigne toujours, il se met du parfum sous les bras, je lui piquais tout ! En trois ans à Colomiers, on n’a fait que des finales et des demi-finales. C’était la belle époque.

Propos recueillis par JL