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Guazzini : « Sauver le Stade Français »

Max Guazzini

Max Guazzini - -

EXCLU RMC SPORT. Le président du club parisien ne cache pas son inquiétude après l’épisode des faux-repreneurs canadiens. Il espère trouver de nouveaux investisseurs cette semaine afin de ne pas compromettre l’avenir du Stade Français. L’appel est lancé.

Max Guazzini, dans quel état d’esprit êtes-vous après la révélation de l’escroquerie des repreneurs canadiens ?

Je me sens dans la tourmente après ce qui nous est arrivé, à savoir qu’on a découvert lundi que les documents qu’on nous avait donnés étaient des faux. On a déposé plainte immédiatement. On ne voyait pas l’intérêt de cette escroquerie puisque les gens sont traçables, il y en a certains en France. On n’avait pas compris, dans cette affaire, que Bernard Laporte avait fait une avance de fonds. Ils nous ont promis 12 millions en demandant des frais que Bernard a payés pour 183 000€. On ne verra jamais l’argent et Bernard non plus. Ça met le club dans une situation très difficile. Franchement, c’est inimaginable. Je pense avant tout à tous ceux qui travaillent au club, au personnel, aux joueurs. D’ici lundi, on essaye de faire un nouveau tour de table qui garantisse l’avenir et la pérennité du club. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Vous pouvez venir de façon importante bien sûr. A la DNACG lundi, il faudra présenter un chèque et non des promesses comme on l’a fait jusqu’à présent.

Richard Pool-Jones, un ancien du club, s’est aussi mis à la recherche de nouveaux investisseurs. Est-ce une piste bien avancée ?

Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Depuis deux jours, je n’ai pas beaucoup dormi. Richard est venu me voir lundi soir parce que c’est par son intermédiaire qu’on a su que les paquets étaient faux. On avait des documents bancaires signés par les patrons des banques. On a même reçu des fax avec des entêtes des banques. Ils sont organisés. Bernard Laporte a appelé la banque et les personnes ont répondu en anglais. C’est une escroquerie très organisée. Ce sont des escrocs internationaux. La police est en train de faire son travail. On n’a pas communiqué pour ne pas gêner leur action.

« Je n’en veux pas à Bernard »

Comment a réagi Bernard Laporte ?

Il était effondré, il n’y croit pas. Il est victime. Il a sorti de l’argent mais il sent aussi qu’il nous a mis dans une impasse. On peut en sortir s’il y a des gens qui viennent et qui ont des moyens. C’est très facile à faire. On est ouvert à tout et à tout le monde. Je n’en veux pas à Bernard. Il est en toute bonne foi dans cette affaire-là. Il s’est fait escroquer. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je pense à tous ceux qui nous aiment, aux joueurs et au personnel. J’espère qu’on trouvera une solution d’ici lundi. Le Stade Français est un des clubs les plus populaires en France en Europe. Pour les industriels c’est une belle marque. Venir sauver le Stade Français, c’est un titre de gloire. C’est un message que je lance.

Propos recueillis par Rémi Perrot et Mohamed Bouhafsi